Parce qu’il est plus aisé de trouver un emploi si l’on est qualifié, parce qu’on se donne aussi plus de chances de réussir dans sa démarche de création d’entreprise si l’on est bien formé (1), l’accès à la formation professionnelle devient un exercice incontournable pour tout un chacun. « Qui plus est, comme le rappelle Xavier Lateltin, directeur adjoint du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle du Rhône, la loi de modernisation sociale (janvier 2002) a été entérinée à sa manière, fin 2003, par l’accord interprofessionnel sur la formation tout au long de la vie, signé par l’ensemble des partenaires sociaux. Ainsi, en plus du volet cohésion sociale et programmation de la loi, l’accord donne toute sa place au contrat de professionnalisation, de même qu’il instaure le droit individuel à la formation, la validation des acquis de l’expérience (VAE), la période de professionnalisation en entreprise… »
Dans le cadre de leur mission d’accompagnement des mutations économiques, sociales et démographiques, fixée par la loi de modernisation sociale (plus communément appelée loi Borloo), les services de l’Etat et les collectivités territoriales sont tenus d’améliorer l’accès des personnes actives à la qualification.
L’apprentissage et le contrat de professionnalisation comptent au nombre de leurs outils. Si l’apprentissage, désormais ouvert à tous les niveaux de qualification, reste la voie la plus traditionnelle de la formation professionnelle, le contrat de professionnalisation en est une autre, là où n’existe pas d’apprentissage par exemple, ou pour des besoins en formation plus courts.
Une fois passé l’âge fatidique des 26 ans, rien ne devrait plus être, aujourd’hui, perdu. « Depuis la loi de modernisation sociale, poursuit Xavier Lateltin, la VAE est une voie de qualification parmi d’autres. Les pouvoirs publics souhaitent ainsi voir augmenter le nombre de personnes qualifiées, soit par des diplômes, soit par des titres de professionnalisation. »
Nathalie Brichler
> NOTE
(1) En Rhône-Alpes, en 2005, 40 % des nouvelles entreprises ont été créées par des demandeurs d’emploi. |
Xavier Lateltin, directeur adjoint du travail, de l’emploi
et de la formation professionnelle du Rhône/D. R.. |
Rhône-Alpes dans les objectifs
« La loi Borloo fixe à 500 000 contrats d’apprentissage le cap à atteindre d’ici 2009, rappelle le directeur adjoint du travail de l’emploi et de la formation professionnelle du Rhône, Xavier Lateltin. Rhône-Alpes en enregistrait déjà 23 000 dès la première année sachant que la Région représente à peu près 10 % de la France, on peut donc estimer qu’elle est dans les objectifs. »
Quant aux contrats de professionnalisation, signés fin 2005 sur Rhône-Alpes, ils ont progressés également mais prenaient, en cours d’année, le relais des contrats de qualification.
A noter encore, la validation des acquis de l’expérience est assurée à la fois par la délégation académique à la formation continue pour tout ce qui relève d’un diplôme d’Etat, ainsi que par l’Afpa, les titres professionnels étant alors délivrés par le DDTEFP. En 2005, 233 titres ont été accordés sur la région. Ils devraient être trois fois plus en 2006. |