Une demande de plus en plus pressante des jeunes  
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A Lyon, l’école de communication « Sup de Com » propose un contrat de professionnalisation à ses élèves

>> Pourquoi proposez-vous un contrat de professionnalisation dans votre école ?
Cette année, nous avons ressenti une demande plus pressante des jeunes pour ce genre de formation. Les campagnes médiatiques visant à encourager l’alternance ont porté leurs fruits. Nous rejoignons donc une aspiration profonde des jeunes. Cette année, sur une promo de trente élèves, la moitié se sont tournés vers un contrat de professionnalisation.

>> À qui conseillez-vous le contrat de professionnalisation ?
À Sup de Com, cette formation peut être suivie après un Bac + 2. Le « contrat pro » dure un ou deux ans avec à la clé un diplôme DEES Com ou un diplôme IDRAC homologué niveau 2 c’est-à-dire un Master 1. L’emploi du temps hebdomadaire se divise en deux parties : celle de la formation « marketing communication » pendant deux jours, puis le reste de la semaine se déroule en entreprise. Le « contrat pro » s’adresse principalement aux élèves déterminés, qui ont le sens de l’adaptation et une bonne résistance au stress. Les semaines sont assez lourdes. C’est sûr que ce statut de salarié est moins confortable que celui d’un étudiant classique !

>> S’il n’y avait qu’un atout
à relever de ce contrat…

Avant tout, l’élève pourra se prévaloir d’une véritable expérience professionnelle. Ce qui est un gros atout sur le marché du travail !

Propos recueillis par Emmanuelle Sautot

«Seul bémol : la concurrence du contrat d’apprentissage »

Laurence de Villaine
Directrice du centre de formation « Point F » (hôtellerie, restauration, commerce et services aux personnes)
 Le contrat de professionnalisation séduit le monde de l’entreprise, notamment ceux qui ont envie de former de jeunes recrues. Plusieurs atouts sont à son actif. Les employeurs forment les jeunes à leur manière et les imprègnent de leur culture d’entreprise. Les charges sociales pèsent aussi dans la balance puisque leur montant ne s’élève qu’à 12 %. Même du côté des jeunes, ce contrat attire de plus en plus : 70 % des personnes qui sortent d’un contrat en alternance trouvent du travail. Alors, ils en redemandent !


La formation « marketing communication » à l’école
c’est deux jours par semaine / Laurent Thévenot

Le seul bémol, c’est la concurrence occasionnée par le contrat d’apprentissage. Les premiers seuils de rémunération commencent à 25 % du SMIC pour un apprenti, et à 55 % pour un jeune en contrat pro. Quant aux charges sociales, l’employeur en est exonéré pour l’apprenti, ce qui n’est pas le cas pour le contrat de professionnalisation. Pour jouer à armes égales, ce nouveau contrat devrait posséder les mêmes avantages que l’apprentissage. Et là les employeurs seraient vraiment enthousiastes. »

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