Parce qu’elle fut dès l’origine dans les négociations de l’accord inter-pro qui allaient présider au contrat de professionnalisation, l’industrie métallurgique mise totalement sur l’esprit qui accompagne ce nouveau dispositif.
« Cette réforme balaie trente ans de pratique. Nous nous donnons trois années transitoires pour que l’ensemble des acteurs se l’approprient », récapitule Bruno Richard, responsable de l’emploi formation de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM).
Pour l’heure, les jeunes sont davantage au rendez-vous que les adultes. Mais les responsables de la Fédération entendent bien faire évoluer les mentalités « parce que les postes que certains jeunes ne veulent pas prendre, les seniors sont partants pour les occuper ».
Deux fois plus de contrats
Les contenus de formations et les pratiques doivent également changer et s’adapter, c’est-à-dire porter sur deux cents ou un millier d’heures selon la personne à former. Ce ne sont plus les contenus des formations qui comptent, mais le résultat : être capable de faire ceci ou cela. Pierre, Paul ou Jacques n’ont pas nécessairement les mêmes besoins en formation pour atteindre le même objectif et remplir des missions similaires sur un poste donné. Qu’à cela ne tienne, les formations seront différentes mais toutes calquées sur le modèle des Certificats de qualification professionnelle de la métallurgie.
De cette conception découlent des financements « généreux », pour peu que le parcours de formation soit monté à partir d’une évaluation pré-formative sérieuse, que le tout dure 12 mois et qu’à l’issue du contrat, la formation débouche sur une certification. Dans ces cas, l’aide horaire est de 21 euros… contre 9 dans la majorité des cas.
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L’an passé, près de 1 200 contrats de professionnalisation ont été signés dans la branche / Joël Philippont |
L’an passé, près de 1 200 contrats de professionnalisation ont été signés dans la branche. Depuis début 2006, le nombre de contrats a doublé par rapport à la même période de l’année précédente. Mais il faut continuer à convaincre les industriels. Et leur rappeler que les contrats d’apprentissage n’ont rien à voir avec ces nouveaux dispositifs.
Daniel Pajonk
La moitié des contrats
hors chimie pure
La moitié des contrats signés dans cette branche concernent les missions connexes de l’industrie chimique (maintenance, qualité et suivi de projet industriel, secrétariat de direction.
Aujourd’hui, les principaux efforts portent sur les formations pour devenir conducteurs d’appareils et opérateurs d’industrie chimique, des postes en tension. Il est d’ailleurs possible d’entrer directement en BEP Métiers Industrie des Procédés. Mais si la plupart des signataires sont certes jeunes (moins de 26 ans), ils ne sont toujours pas assez nombreux pour occuper les postes en vacance. Sans compter certaines distorsions d’image liées au secteur. Et que les industriels devront battre en brèche.
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