Le « contrat pro » prend son essor  
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A raison de 200 contrats par mois, ce type de contrat progresse. Mais le dispositif demande à être mieux connu

Après vingt ans de contrat de qualification, il n’était pas évident d’installer le contrat de professionnalisation. Question d’habitudes sans doute. Et question accords de branche aussi. Car selon les objectifs de chaque secteur, on a oscillé entre ce nouveau contrat et un virage marqué vers l’apprentissage notamment. Parmi les profils des contractants - 4 460 dans le Rhône en 2005 dont 54 % de filles (1) -26 % sont des jeunes de niveau BTS et plus, dont près du cinquième sont à Bac + 3. Probablement pour disposer d’une première expérience en entreprise et s’adapter aux pratiques de la vie professionnelle, constate-t-on à la DDTE. Rien d’étonnant dans ce cas à ce que beaucoup de contrats soient le fait de jeunes sortis de leur cursus scolaire, soit directement de l’école soit en fin d’apprentissage. 42 % des jeunes contractants ont un niveau Bac technique tandis qu’un tiers des bénéficiaires ont un niveau égal ou inférieur au CAP.

Des contrats pour progresser
Si la plupart des jeunes bacheliers conçoivent le contrat de professionnalisation comme un tremplin pour aller vers un BTS, donc comme un contrat diplômant, le dispositif ne compte en revanche que peu de demandeurs d’emploi. A peine 300 contrats dont une vingtaine pour les plus de 45 ans sur un peu plus de 2 000 signés depuis le début de l’année.

Daniel Pajonk

(1) Source : DDTE

Mode d’emploi
Lancé en 2004, le contrat de professionnalisation s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 26 ans ainsi qu’aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus. L’objectif est double : permettre d’acquérir une qualification professionnelle tout en favorisant l’insertion ou la réinsertion professionnelle.


La majorité des jeunes bacheliers conçoivent le «contrat pro» comme un tremplin vers un BTS / Philippe Vachert

Pour cela, l’employeur s’engage à assurer aux bénéficiaires une formation leur permettant d’acquérir une qualification professionnelle et à leur « fournir un emploi en relation avec cet objectif pendant la durée du contrat à durée déterminée ou de l’action de professionnalisation dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée ». De son côté, le titulaire du contrat s’engage à travailler pour le compte de cet employeur et à suivre la formation prévue au contrat.

Les bénéficiaires de 16 à 26 ans sont rémunérés en pourcentage du Smic selon leur âge et leur niveau de formation, tandis que les salariés de plus de 26 ans touchent une rémunération qui ne peut être ni inférieure au SMIC ni à 85 % du salaire minimum conventionnel.
Ce contrat ouvre droit pour l’employeur à une exonération des cotisations patronales de Sécurité sociale quand le bénéficiaire a entre 16 et 25 ans ou quand il s’agit d’un demandeur d’emploi âgé au minimum de 45 ans.
En parallèle, des aides incitatives à la reprise d’emploi dans le cadre d’un contrat de professionnalisation peuvent être versées par l’Assedic.

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