> Sortir de la jungle
Il y a une bonne dizaine d’années, la grande mode était de monter son entreprise de formation. Le marché explosait et était plutôt juteux. Parmi les sociétés qui participèrent à cette bulle, un certain nombre était loin de réunir les qualités et compétences requises pour assurer une formation continue digne de ce nom.
Depuis la « reprise en mains » par les régions, seuls les véritables professionnels occupent le terrain. Aux côtés des organismes de formation publics quasi dédiés à la formation continue des adultes (AFPA, Greta, partenaires de type universitaire, écoles d’ingénieurs), plusieurs milliers d’opérateurs privés travaillent pour leur compte ou avec ces organismes, dont à peine 400 en sous-traitance pour l’établissement régional.
Depuis la montée en charge des régions en matière de formation continue, le pilotage de la formation professionnelle au travers du Plan régional des formations professionnelles (PRDF) prend forme peu à peu. Aujourd’hui, « le contenu est beaucoup plus opérationnel sur les cibles », reconnaît Christian Ville, Directeur général adjoint des services.
Au total, le dispositif de la formation continue en Rhône-Alpes correspond à plus de 4 000 organismes de formation (publics et privés) dont environ 10 % travaillent désormais avec l’institution régionale. La Région qui a engagé une rationalisation des achats en systématisant les marchés publics.
Bientôt une nouvelle convention
Trois familles d’organismes de formation interviennent sur le marché. Les premiers, dits pré-qualifiants, assurent des formations continues à visée d’insertion, en accompagnement de publics en difficulté. Les deuxièmes dispensent des formations qualifiantes de niveau V et IV. Et concernent majoritairement les secteurs en tension : les métiers manuels, les conducteurs routiers, les conducteurs d’engins de chantier, l’univers de la propreté…
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4 000 organismes de formation se partagent
le marché en Rhône-Alpes / Laurent Thévenot |
Viennent, pour finir, les organismes de formation accueillant des salariés qui, de leur propre initiative ou par le biais de leur entreprise, entendent suivre un stage pour gravir les étapes de la promotion sociale. Se retrouvent dans cette catégorie les universités, le CNAM mais aussi les Greta, qui assurent des formations jusqu’au niveau III.
Du côté des financements de la formation continue, trois acteurs cohabitent. Tout d’abord les entreprises auxquelles incombe la formation de leurs salariés.
L’Etat chargé, pour sa part, des illettrés, des réfugiés et des prisonniers. Pour terminer, la Région, qui intervient sur le financement des formations des demandeurs d’emploi. A ce propos, une nouvelle convention doit être signée d’ici à l’automne entre la Région et l’Unedic. Cette dernière s’occupe des formations qualifiantes exclusivement, des formations tournées principalement vers les familles de métiers en tension.
D. P. |