Pas de CIF sans motivation, c’est la leçon que tire Sylvie Bureau qui achève en juin
sa formation de joaillier bijoutier et espère se mettre à son compte
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Sylvie Bureau travaillait dans un parc automobile qui réceptionnait à Lyon les voitures neuves en provenance d’Italie.
Lors d’un grave accident du travail en 2003, elle manque de perdre ses deux jambes. Pendant sa convalescence, son projet de changer de vie professionnelle mûrit. Depuis toujours elle fabrique des bijoux en étain qu’elle vend le dimanche matin sur le marché de l’artisanat le long des quais de Saône. De retour à son travail, elle demande un CIF pour perfectionner sa technique en bijouterie joaillerie et s’installer à son compte. « Pour obtenir le CIF, il faut deux conditions » explique Sylvie Bureau, « l’accord de l’employeur. Même si ce n’est pas officiel, sans son accord le Fongecif ne vous suit pas. Ensuite, il faut l’accord de la personne qui présente au Fongecif votre dossier.
Si celle-ci n’est pas convaincue que votre projet professionnel tient la route et que vous êtes très motivé, vous n’avez guère de chance de passer devant la commission qui statuera sur votre dossier ». Son dossier accepté, le Fongecif a pris en charge 90 % du coût de sa formation et neuf mois de son salaire, soit une enveloppe d’environ 25 000 euros.
« J’ai payé 1 000 euros de ma poche - 10 % du total de la formation - car le Fongecif a oublié de prendre en charge le temps des examens. La formation s’est arrêtée en mai, en juin je révise et je ne peux pas aller travailler. Je n’ai touché aucun salaire, il a fallu que je me débrouille ».
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Jean-Philippe Séchaud est aujourd’hui administrateur du théâtre
de Vénissieux / B.C. |
Pour Sylvie qui gagne 956 euros net mensuel cela représente deux mois de salaire à sortir pour joindre les deux bouts du CIF, un effort conséquent.
B. C |