Pour l’instant, à 22 ans, Jean-Noël ne jure que par l’interim. Trouver une entreprise où poser ses valises, ce sera pour plus tard. Cela ne l’empêche pas, loin s’en faut, de vouloir approfondir ses connaissances et de progresser.
« Grâce à ce stage, je suis mieux rémunéré », de l’ordre de 15 % supplémentaires après ses 9 mois de formation continue.
Une formation qu’il a trouvée en faisant appel au centre AFPA de Rillieux, spécialisé dans l’industrie, l’aide à domicile et l’insertion économique. Elle lui a été financée par les Assedic, qui interviennent essentiellement sur les formations qualifiantes.
Dans son entreprise, qui fabrique des ventilateurs industriels dans l’Est lyonnais, Jean-Noël travaille en poste en 2x8 (heures). Son métier, la soudure en chaudronnerie, il l’a apprise à Dreux, sa ville d’origine. Mais c’est en arrivant dans la région qu’il a eu envie « de mieux connaître les champs de ces techniques ». Dessin, cours de technologie, découvertes des nouveaux procédés : Jean-Noël veut enrichir son niveau CAP. Et notamment maîtriser de bout en bout des techniques capitales pour pouvoir évoluer dans la filière métallurgique.
Car c’est bien connu, le soudage, ça a l’air simple. Mais un bon soudeur, c’est très rare… Alors, Jean-Noël apprend la soudure à l’arc électrode enrobée et le TIG : deux techniques qui se composent de plusieurs certificats de compétences professionnelles délivrés !
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Un bon soudeur c’est rare... et recherché / d.p |
par le ministère chargé de l’emploi. Et comme il faut être bon sur toute la ligne, autant apprendre également le MIG-MAG : un procédé de soudage au pistolet automatique ou totalement robotisé, qui offre un rendement plus élevé et un choix d’alliages très vaste. Autant d’atouts qui lui permettront de se «souder» durablement à un employeur.
D. P.
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