|
Vous insistez sur le fait
que l’université Lyon 1 est professionnalisante…
« La moitié de nos étudiants
sont dans le secteur santé
(médecine, pharmacie, kiné-
sithérapie) où ils apprennent directement un métier.
Dans le second secteur, celui
des sciences et des technologies, certaines formations préparent également à un métier, comme celles délivrées par
nos IUT, les licences
pro et les masters professionnels.
Au final, environ 70 % de nos formations sont
directement professionalisantes. Nous enseignons de plus dans des domaines porteurs, où
il y a une vraie demande. Notre université n’est pas un endroit où nous fabriquons du chômage ».
Et les 30 % restant ?
« Ces formations scientifiques n’ont pas directement le label professionnel, mais c’est à nuancer. La plupart de ces diplômes préparent aux métiers de l’enseignement ou à ceux
de la recherche. Il y a également les Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives,) qui s’insèrent très bien.
Une récente enquête démontre que 80 % des titulaires de ce diplôme intègrent le monde du travail dans les 18 mois, dans tous les métiers du sport. Un taux bien plus important que ce que nous pensions ».
Quelles filières conseillez-vous
aux lycéens ?
« Ils doivent être très prudents avant de se lancer dans
les formations santé. Avec les numerus clausus, nous prenons
un étudiant sur six en médecine, un sur trois en pharmacie…
En sciences, le message est complètement différent.
|

En raison des numerus clausus, les lycéens doivent être très prudents avant de se lancer dans les formations santé. |
Nous ne formons pas assez de diplômés dans les sciences dures (maths, physique et chimie).
Nous manquons particulièrement de filles. Elles réussissent mieux que les garçons au bac S et
pourtant, elles sont moins présentes dans ces filières… »
Quelles seront les nouveautés de la rentrée 2007 ?
« Nous espérons lancer huit nouvelles licences pro, notamment en chimie et en biologie ».
Propos recueillis par C.B. |