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Pour la première fois, un cahier des charges de la formation des IUFM (Institut universitaire de la formation des maîtres)
a été rédigé et soumis au ministre. L'objectif ? Harmoniser sur le plan national les formations dispensées au sein des Instituts.
Ce cahier des charges, qui doit être voté début 2007, implique un certain nombre de bouleversements. Le changement majeur est sans doute le maintien des professeurs des collèges et des lycées dans
leur Académie, pendant leur première année d'enseignement.
Cette évolution salutaire risque cependant d'être difficilement applicable, notamment dans
le Rhône.
L'IUFM de Lyon forme en effet plus de professeurs qu'il n'y a de postes dans l'Académie, comme le détaille Christian Calligarot, directeur adjoint chargé de l'entrée en formation : "Jusqu'à présent, 90 % des professeurs que nous formions partaient enseigner dans d'autres académies, faute de postes... Comment cela
va-t-il pouvoir changer ?" Autre bouleversement : l'IUFM, jusqu'à présent indépendant, devra être rattaché à une université à l'horizon 2008. Cette perspective inquiète :à quelle université sera rattaché l'IUFM de Lyon, et selon quelles modalités ?
"L'IUFM est issu des écoles normales. Jusqu'à présent,
le nombre d'étudiants était limité, permettant une formation très personnalisée. Nous craignons de perdre cet atout et d'être dévalorisé en intégrant une université" précise Christian Calligarot.
Diversifier
les voies d'accès au concours
En attendant, l'IUFM de Lyon multiplie les discussions avec le monde universitaire autour d'un objectif : préparer les aspirants professeurs à ce qu'est la réalité du métier, dès leur première année de licence. L'idée serait de leur permettre de suivre des modules pour découvrir l'adolescence ou encore la pédagogie. "En France, on devient professeur en un an, alors que l'on devient ingénieur en 5 ans ou médecin en 10 ans. En plus, à l'IUFM, nous préparons nos étudiants à un concours et pas à un métier. Lorsque nos stagiaires se retrouvent devant les élèves, ils sont donc totalement démunis" précise Christian Calligarot.
Pour faire face à la pénurie annoncée des professeurs dans les années à venir, l'IUFM souhaite également diversifier les voies d'accès au concours, notamment pour les salariés d'autres secteurs d'activité. L'IUFM de Lyon propose déjà un module de reconversion pour les salariés. Et ça marche : il accueille chaque année pas moins de 250 personnes.
C.B.
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L'IUFM, jusqu'à présent indépendant, devra être attaché à une université à l'horizon 2008 / D.R |
L'Ecole centrale de Lyon a 150 ans !
Une série de festivités émaillera donc l'année 2007 pour fêter cet anniversaire
Côté formation, la rentrée 2006 a été marquée par une vaste réforme de la 3e année du cursus. Cette évolution, menée en lien avec les entreprises, a pour objectif majeur d'assurer une meilleure préparation à l'emploi. La 3e année est en effet celle de la spécialisation, après
deux années de tronc commun.
Depuis la rentrée 2006, cette année se construit autour d'un double choix : celui d'une option parmi sept proposées, et celui d'un métier parmi cinq. Les options représentent les secteurs d'activité (aéronautique, transport terrestre, génie civil et environnement, énergie, etc...) et les métiers reflètent les futures fonctions de l'ingénieur (ingénieur R&D, conception, production, logistique ou d'affaires). À noter que les entreprises partenaires de l'École
participent à de très nombreux enseignements.
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