Trois questions à Virginie Ferri, contrôleuse
de gestion internationale chez Candia.
|
|
Quel est votre rôle au sein de l’entreprise ?
« Je gère les statistiques de ventes et de marges des produits vendus en fonction des pays vers lesquels nous exportons. Ainsi, une fois par mois, le responsable de zone export reçoit un dossier avec le volume, le chiffre d’affaires et le prix unitaire de ses produits.
Tout ceci devient intéressant à partir du moment
où j’analyse ces données. J’établis des commentaires en fonction des chiffres et des objectifs de chaque commercial. Du coup, je suis toujours en relation
avec les opérationnels. Mon métier est vraiment à la croisée entre la stratégie et l’opérationnel ».
Quel genre de cursus est apprécié par
les entreprises pour un tel poste ?
« Les jeunes qui sortent d’une école de commerce et qui ont déjà une expérience en audit sont nettement
avantagés. En plus, les diplômés d’école de commerce valident automatiquement la moitié du diplôme d’études
comptables et financières (DECF). Ce qui est une chance !
A la fac, les IUP sont aussi très bien vus. A condition que l’étudiant ait mis en valeur son diplôme par un stage significatif. Il existe aussi des DESS de comptabilité et
de gestion, mais il faut avoir une solide expérience pour arriver au poste de contrôleur de gestion international.
Et vous, quelle a été votre expérience ?
Après deux années de prépa, je suis entrée à Sup de Co Montpellier. Là, j’ai pris le pari d’aller étudier à Toronto au Canada, une université partenaire de mon école. Puis, j’ai enchaîné sur une année de césure où j’étais en stage chez Airbus Industrieà Toulouse dans le contrôle de gestion.
A ce moment là, j’ai su que je voulais continuer
dans cette voie. Après tout s‘est enchaîné assez rapidement : Bio Mérieux puis Candia, dans
le contrôle de gestion international. Mes atouts par rapport aux autres candidats ? Etre bilingue et
avoir toujours travaillé pour de grands groupes.
Propos recueillis par Emmanuelle Sautot |

/ E.S. |
|
Témoignage«J’ai trouvé facilement un job»
«Après un bac STT, j'ai passé un BTS Action commerciale en alternance, dans la grande
distribution», raconte Loïc, 22 ans.
«Cette expérience m'a permis de rentrer doucement dans la vie active tout en gagnant un peu d'argent».
Son BTS en poche, Loïc décroche un CDD de représentant après quatre mois de recherche. Il est aujourd'hui en CDI dans la même entreprise, une société spécialisée dans la fabrication de portails. Il vend ces produits à des professionnels sur tout le quart Sud-Est de la France. «J'ai un téléphone portable et une voiture de fonction» se réjouit-il, avant d'ajouter : «Le BTS permet de trouver facilement un job. Mais il ne faut pas se leurrer : pour évoluer dans l'entreprise, ce n'est pas facile, surtout que la concurrence des bac +4 et +5 est rude. Monter dans la hiérarchie me prendra beaucoup de temps, et je devrais faire preuve de beaucoup de motivation».
.
|