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Où en est la mise en route du contrat de professionnalisation (CP) ?
« Avec un millier (1) de contrats financés dans le Rhône (chiffres de début novembre 2006), nous avons globalement atteint le même volume qu’à l’époque des contrats de qualification (CQ). Au niveau national, toutes branches professionnelles confondues, on constate cependant plutôt une baisse de l’ordre de 25 % ».
Comment expliquez-vous cela ?
« Les entreprises ont eu beaucoup de mal à comprendre le contenu de la réforme de la formation professionnelle de mai 2004, car celle-ci s’inscrit dans un état d’esprit totalement nouveau. La formation tout au long de la vie, c’est le droit individuel à la formation (DIF), mais aussi le principe de périodes de professionnalisation qui s’adressent à tous les salariés ».
Parmi les contrats signés, que constatez-vous des profils, durées et filières concernés ?
« Le CP s’ouvre déjà à un plus large éventail d’âge. On est aujourd’hui plutôt sur une moyenne de 23 ans (contre 21 ans avec les CQ). De même, la part des plus de 26 ans a doublé en 2006. La durée des contrats a pour sa part tendance à baisser (16 à 18 mois en moyenne). On a deux fois plus de contrats de moins d’un an, ce qui témoigne d’une plus grande modularité des formations mises en place, en
fonction du parcours du candidat.
Côté filières, on finance surtout, dans le Rhône, des formations transversales au commerce et aux services. Mais les départements voisins, à vocation plus industrielle, présentent certainement d’autres dominantes ».
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«Le contrat de professionnalisation s’ouvre à un plus large éventail d’âge» souligne Olivier Gérard / N.B. |
Qui prend l’initiative d’un CP et conduit-il à un emploi durable ?
« Le CP reste un dispositif assez fermé. C’est plutôt l’entreprise qui en prend l’initiative, en fonction de ses besoins de recrutement, même si l’on voit de plus en plus de demandeurs d’emploi démarcher directement les entreprises avec l’argument du CP.
Enfin, s’il est un bon outil d’insertion professionnelle, nous n’avons pas encore le recul pour savoir sur combien d’embauches il débouche réellement ».
Propos recueillis par N.B.
(1) Agefos PME représente près d’un tiers des contrats signés par les Opca.
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