À chaque métier son contrat ?  
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Apprentissage, professionnalisation, y a-t-il un « profil de l’emploi » pour chacune de ces filières ? En théorie, oui. Dans la pratique, les choses sont un peu plus subtiles. Explications

Schématiquement, l’apprentissage est une voie destinée à des jeunes qui n’ont pas encore de formation professionnelle. Le diplôme qu’ils
décrochent est reconnu sur tout le territoire
français, par l’ensemble des acteurs du monde professionnel. Il permet donc une grande mobilité de son titulaire. L’apprentissage s’inscrit aussi dans le rythme d’une – et généralement de deux – année(s) scolaire(s). Enfin, le candidat doit avoir entre 16 et 25 ans révolus (la région Rhône-Alpes s’étant positionnée contre l’apprentissage dès 14 ans). Le contrat de professionnalisation a plutôt vocation à spécialiser un candidat (demandeur d’emploi, jeune ou adulte) dans un secteur professionnel où il fait déjà preuve de compétences de base. Les partenaires sociaux qui l’ont mis sur pied parlaient ainsi de « certificat de qualification professionnelle » (CQP). Ces CQP, proposés par chacune des branches professionnelles (la métallurgie, la plasturgie, le BTP, les transports,…) sont homologués par la direction du travail. On le comprend bien donc, le contrat de professionnalisation ne s’inscrit a priori pas dans une logique de formation initiale. Il se déroule qui plus est sur un temps plus court. «Mais, nuance Luc Fleuret, responsable de formation à la chambre régionale de métiers, il ne faut pas oublier qu’il succède aussi au contrat de qualification. Ce dernier avait été mis sur pied pour donner une seconde chance à un public jeune, passé par les missions locales, qui n’avait encore ni qualification, ni expérience professionnelle.

 

 


/ D.R

Puis, peu à peu, les organismes de formation se sont aussi emparés du dispositif, ce qui fait qu’on rencontrait des jeunes qui frappaient à la porte des entreprises pour un contrat de qualification. » Son successeur, le contrat de professionnalisation, est par définition demandé par les entreprises. Dans la réalité, on se rend compte que les choses ne sont jamais aussi imperméables que cela. Ainsi, un certain nombre de branches professionnelles pratiquent justement la transférabilité des fonds de la professionnalisation vers l’apprentissage et vice versa, par l’intermédiaire d’un fonds mutualisé. « Tout dépend des formations (diplômes ou certificats) que propose chaque branche et des priorités qu’elle se fixe », complète Olivier Gérard, délégué Agefos-PME du Rhône.

N.B.

 

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