|
Avec des grilles de salaire revalorisées et des perspectives d’emploi qui font des envieux, les métiers du BTP
(qu’ils soient du premier ou du second œuvre), n’ont aujourd’hui aucune difficulté pour trouver leurs candidats (5 065 apprentis en 2005 contre moins de 4 000
en 2000). La réparation automobile a toujours le vent
en poupe et les avancées technologiques des véhicules n’ont de cesse de faire évoluer la profession. Les métiers de la vente ne désemplissent pas, eux non plus, portés qu’ils sont par un marché de l’emploi très dynamique. Même si les formations proposées en alternance modifient, depuis deux ans, quelque peu la donne… « Le BTS action commerciale a été remplacé en 2004 par le MUC, Management d’unités commerciales », explique ce responsable de formation. « Or ce dernier implique que le jeune fasse son apprentissage en situation de responsabilité (managériale et de gestion) d’un point de vente, où se rend le client. Autrement dit, les entreprises susceptibles de proposer de telles conditions d’accueil sont peu nombreuses, hormis la grande distribution et les franchises ». Difficile aussi pour toutes les PME
qui avaient pris goût aux profils «action commerciale»,
d’accueillir de nouveaux apprentis au BTS puisque
la plupart ne correspondent plus aux critères du diplôme. On peut toutefois espérer que la situation retrouve,
dans les prochaines années, un équilibre entre offres
et demandes.
|

/ DR |
Des filières plus difficiles
Les métiers de bouche connaissent un sort plus contrasté. « La filière farine a toujours eu moins de peine à recruter que la filière viande », résume Luc Fleuret, responsable de formation à la Chambre régionale des métiers, « même si son rythme de vie n’est pas facile. Mais ce sont des métiers où l’on a toujours besoin de monde ». L’hôtellerie/restauration reste en proie à des difficultés liées à ses rythmes, son temps de travail ainsi qu’à des évolutions de carrière restreintes en restauration de ville. Enfin, la métallurgie peine à trouver ses candidats en maintenance industrielle, productique, etc. Des métiers pourtant toujours très présents dans une région Rhône-Alpes toujours forte en sous-traitance.
N.B
|