L’industrie alimentaire gourmande d’apprentis  
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Avec près de 40000 emplois générés en Rhône-Alpes, l’industrie alimentaire se révèle particulièrement attractive pour des formations en contrat d’apprentissage.

« Chez nous, le taux de placement des jeunes en contrat d’apprentissage se situe autour de 130 % », lance Maurice Normand, directeur du CFA IFRIA (1) qui destine aux métiers de l’industrie alimentaire. « Autrement dit, les offres d’emplois à la sortie de la formation sont beaucoup plus nombreuses que les jeunes susceptibles de les pourvoir ». Secteur en tension, l’industrie alimentaire constitue à l’heure actuelle une vraie aubaine pour des jeunes désireux de suivre une formation en apprentissage et d’y trouver, à terme, la garantie d’un emploi. « La vraie force d’un CFA, poursuit Maurice Normand, c’est qu’il forme à des métiers qui recrutent, alors que l’Université a délaissé cette problématique depuis bien longtemps. L’apprentissage est véritablement porté par les branches professionnelles qui s’investissent dans la formation des jeunes. Pour eux, ça veut dire la garantie de trouver des salariés qualifiés en fonction des vrais besoins ». Un pragmatisme qui sonne dans la bouche du responsable du CFA comme un argument inébranlable, dénonçant du même coup une image parfois peu flatteuse et qui colle à la peau de l’industrie alimentaire. « Ce n’est pas un secteur qui fait rêver a priori. Mais il offre pourtant de belles perspectives professionnelles. Un jeune qui est formé est accueilli à bras ouverts. Pour toutes ces raisons, c’est un choix professionnel qui mérite d’être creusé».

Dans un secteur où l’innovation est permanente et son application en concertation directe avec les unités de production, « il n’y a pas de profil particulier pour les jeunes qui s’insèrent dans cette branche. Ce sont souvent des jeunes qui ne se sentaient pas à l’aise dans des études longues et théoriques, mais avaient besoin d’une activité plus concrète, dans laquelle ils se sentaient utiles ».


Maurice Normand directeur du CFA IFRIA / C.G.

Quant à la recherche d’un employeur, « ce n’est pas aussi évident » concède Maurice Normand. « C’est difficile pour une entreprise de s’investir dans la formation d’un apprenti. » D’où l’accompagnement en amont prodigué par le CFA qui prête une attention particulière à l’accueil donné aux jeunes dans l’entreprise. Comme une porte que l’on entrouvre vers le monde du travail.
Céline Guiral

(1) Centre de formation d’apprentis Institut de formation régional des industries agroalimentaires

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