Le DIF, une opportunité à mettre en place  
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Émanation de la loi Fillon de 2004, le Droit individuel à la formation constitue une vraie opportunité pour le salarié

A l’Opac du Rhône, le parti pris est celui d’ouvrir dans les meilleures conditions ce droit aux collaborateurs. Entretien croisé avec Jean-Pierre Garnier, Directeur de la gestion et du
développement des Ressources humaines et Yolande Tournier, responsable du service Formation.

L’application du DIF a-t-elle été contraignante pour vous ?
J-P.G : « Dans le cadre de la loi, le DIF s’effectue en dehors du temps de travail avec un niveau de rémunération égal à 50 % du salaire. Mais il y a des ouvertures dans le texte qui nous ont permis notamment de conclure au sein de l’entreprise à un accord avec nos partenaires sociaux fin mai 2005 sur la mise en place du DIF sur le temps de travail ».

Comment s’effectue une demande de DIF ?
Y.T : « La procédure normale prévoit que le salarié rédige la demande par courrier à son employeur. A l’Opac, nous mettons à la disposition des collaborateurs un formulaire qu’ils remplissent avant de remettre leur demande au service Formation. L’accord signé avec nos partenaires sociaux prévoit que celle-ci peut s’effectuer toute l’année à l’exception du mois d’août. En effet, tout employeur se voit contraint de répondre sous un mois à une demande de DIF. Sachant qu’une non-réponse
de la part de l’employeur a valeur de « oui », l’activité ralentie de l’été dans les services semblait risquée ».

Quels motifs peuvent régir l’acceptation ou l’opposition de refus pour l’employeur ?
J-P.G : « L’employeur peut refuser à deux reprises successives une demande de DIF sans que les raisons en soient motivées. Dans tous les cas, ce dernier tend à trouver une adéquation entre la formation souhaitée par le salarié et son application effective dans l’entreprise. En cas de décalage, c’est là qu’il est intéressant de nouer un dialogue avec le salarié. Le DIF peut être une vraie opportunité pour un collaborateur de se réorienter ou de développer des compétences dans un domaine qui l’intéresse ».

Propos recueillis par Céline Guiral


Tous les salariés du privé, quel que soit leur contrat, peuvent prétendre au Droit à la formation / Yves Flammin

Ce qu’il faut savoir
Chaque année passée dans l’entreprise permet au salarié de bénéficier de 20 heures de Droit individuel à la formation, cumulables sur six ans. Il convient toutefois pour chaque salarié de s’informer sur les accords de branche et d’entreprise sur ce point précis. Suite à une demande formulée par écrit à l’employeur, ce dernier dispose d’un mois pour y répondre, à défaut de quoi l’action de formation est considérée comme acceptée. Tous les salariés du privé peuvent prétendre au DIF, qu’ils soient en CDI (depuis plus d’un an), en CDD (au-delà de quatre mois), intérimaires (sous certaines conditions), à temps partiel ou complet.

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