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Dans quel secteur la formation continue pourrait-elle apparaître comme plus indispensable que dans celui de la médecine générale ? Et pourtant. « C’est un serpent de mer » concède Vincent Rebeille-Borgella, secrétaire général de MG France*. « Jusqu’au milieu des années 1990, elle était assurée et financée uniquement par les laboratoires pharmaceutiques. Face à cela, les syndicats se battent depuis de longues années pour obtenir enfin une formation continue obligatoire, indépendante et indemnisée ». C’est désormais chose faite, du moins sur le papier.
Certains points restent opaques
Le 9 août 2006 est publié au Journal Officiel l’arrêté du
13 juillet 2006 qui homologue
les règles de la formation médicale continue. En d’autres termes, un cadre est enfin donné à la formation continue des médecins généralistes, avec obligation pour chacun d’entre eux de valider
250 crédits en cinq ans. Problème? Certains points restent totalement opaques. « On ignore encore si cette durée de cinq ans est rétroactive, à savoir si les médecins généralistes auront la possibilité de valider des crédits déjà acquis ».
Quant à sa mise en place, là aussi, le syndicat s’interroge sur les moyens mis à disposition. En pratique, le Conseil national de formation créé en 2004 aura pour mission d’agréer en région les structures capables d’offrir une évaluation pratique. « La question est de savoir s’il y aura suffisamment de possibilités offertes pour les médecins d’ici cinq ans, date butoir de validation des crédits » note Vincent Rebeille-Borgella.
Pourtant, si la réforme est salutaire, l’enjeu est de taille. Celui de mettre fin à un système soumis au bon vouloir des industries pharmaceutiques et au danger de voir des médecins généralistes rester sur leurs acquis et se former uniquement dans des domaines qu’ils affectionnent.
Céline Guiral
*Syndicat des médecins généralistes
de France
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L’arrêté du 13 juillet 2006 qui homologue les règles de la formation médicale continue / Yves Salvat |
Trois bonnes raisons de
s’intéresser à la formation continue
« Il y a trois bonnes raisons pour tout salarié de s’intéresser à la Formation continue » lance Isabelle Mathonnet à la CCI de Lyon. Trois arguments qui révèlent les trois scénarios traditionnels de l’accès à la Formation continue à savoir l’adaptation au poste de travail, le maintien voire l’évolution dans l’emploi et le développement de compétences.
Si l’initiative peut être individuelle, « l’accès à la Formation continue se définit dans la plupart des cas lors des entretiens annuels d’évaluation » note Isabelle Mathonnet.
Renforcé à travers la loi de 2004, le Droit à la formation appartient aujourd’hui à tout salarié relevant aussi bien d’un CDI, d’un CDD (1) voire d’une qualité d’intérimaire. Le Fongecif Rhône-Alpes examine aujourd’hui près de 90 % des demandes de formation émises par les salariés du privé. En 2005, l’organisme qui a collecté près de 62 millions d’euros étudiait quelque 4 000 (2) dossiers dont
3 000 ont été acceptés.
(1) La condition étant d’avoir travaillé 4 mois consécutifs dans les 12 derniers mois
(2) CDI et CDD confondus
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