Accueil Emploi
     
 
   
"Interface entre le client et les équipes créatives"  
 < Retour

Aurélie de Fontgalland, 29 ans, est chef de publicité chez Jump, une agence villeurbannaise

Vous êtes chef de publicité en agence. En quoi ça consiste ?
Je m’occupe de la marque Mc Donald et plus particulièrement de ses franchisés. Mon rôle est de faire l’interface entre le client et nos équipes créatives. Il faut savoir qu’il y a plus de 1000 franchisés en France et que j’en gère les 3/4. J’interviens uniquement sur les campagnes d’affichages en magasin et sur les mailings. L’autre partie de mon travail consiste à rencontrer des franchisés et à leur vendre des opérations événementielles. Par exemple, la majorité d’entre eux ont investi des sommes colossales afin de faire installer le wifi. Mais, à l’extérieur du restaurant, rien ne l’indique. C’est à moi de les conseiller une signalétique appropriée. Et de les guider vers des affiches ou des banderoles.

Qu’est ce qui vous plaît ?
L’avantage, dans ce métier, c’est que l’on apprend tous les jours. Grâce à de nouvelles opérations, on est confronté à des problématiques variées. On doit ainsi se renseigner, un jour, sur des aspects juridiques, le lendemain sur une procédure d’enregistrement radiophonique… Et tout va très vite !

Quelles sont les qualités nécessaires pour faire ce métier ?
Il faut savoir être proactif et anticiper les besoins du client afin de le fidéliser. Mais aussi être disponible et savoir nouer des liens. La gestion et l’organisation sont très importantes car on est amené à travailler sur plusieurs dossiers en même temps. Vous avez suivi une formation commerciale ? Oui, j’ai étudié pendant quatre ans à l’IDRAC. Une école de commerce à Lyon. Puis j’ai enchaîné sur un master en communication et publicité à l’INSEEC à Paris. Quels sont les salaires pratiqués dans le milieu de la publicité ? Un chef de publicité junior peut espérer obtenir entre 25.000 et 30.000 euros net par an. Après deux ou trois ans, le salaire grimpe entre 30.000 et 35.000 euros. Et après, c’est en fonction des négociations de chacun. Il n’y a pas de grille de salaire fixe.

Propos recueillis par Emmanuelle Sautot

Chef de Publicité
Après 2 ou 3 ans d'expérience, un chef de publicité gagne entre 30.000 et 35.000 euros net par an / E.S

Chef de publicité : se former à ce métier
■ Un niveau bac+4 ou 5 est généralement requis.
■ Le plus recherché ? Les grandes écoles de commerce où le marketing et la communication sont enseignés : HEC, ESSEC, ESCP-EAP…) et des écoles supérieures de commerce.
■ Les IEP (instituts d’études politiques) et le CELSA.
■ Les formations universitaires de niveau bac+4 ou 5 dans le domaine de la communication : IUP et MST information communication ou 3ème cycle en marketing/publicité.
■ Les écoles privées : Sup de pub, l’École supérieure de publicité, l’Institut supérieur de communication et de publicité (ISCOM)

Directeur commercial, un bon filon
 

Grégoire de Beco est directeur commercial international chez Chevron. De son bureau lyonnais, il est chargé de la stratégie de vente du molybdène, un minerai associé à l’acier et utilisé aussi bien dans certaines parties d’avions, de missiles ou de téléviseurs. Portrait.
« Mon plus gros contrat ? Je l’ai négocié pendant une partie de basket avec des clients américains» s’amuse Grégoire de Beco dans son bureau du 20ème étage de la tour du Crédit Lyonnais. Directeur commercial « monde » dans l’une des plus grosses entreprises pétrolières d’Outre-atlantique, Chevron, Grégoire prend l’avion le lendemain pour le Japon et la Corée du Sud. A la recherche de nouveaux clients, bien sûr, mais aussi pour rencontrer ceux à qui il vend son produit. Le molybdène, un minerai qui est utilisé dans la composition de l’acier afin de le rendre plus résistant.

Négociations sportives
« J’ai organisé une partie de golf avec des clients coréens, ajoute t-il. Je trouve que le contact passe toujours mieux lorsque l’on pratique un sport qu’autour d’une table ! » A 75 dollars le kilo, le minerai n’échappe pas à la hausse du prix des matières premières. Aujourd’hui, un camion de molybdène vaut près d’un million de dollars. Grégoire livre 12 camions chaque mois. Négocier les prix, ce jeune trentenaire adore ça. « Quand je raccroche le téléphone, je me dis toujours que j’aurais pu mieux négocier et vendre plus cher ! »
Si Grégoire décide de la stratégie de vente du molybdène pour des contrats à court ou long terme, il est également chargé de trouver des partenaires qui vont transformer et raffiner le minerai.
Tous les jours, Grégoire collecte un maximum d’informations sur le marché du minerai, ses concurrents, les politiques énergétiques mises en œuvre par les différents gouvernements.
Après l’EPSI, une école de commerce parisienne, Grégoire de Beco poursuit ses études aux Pays-Bas où il décroche un « Bachelor of Arts ». Après 8 mois à Los Angeles pour un stage de fin d’études, il est embauché chez Molycorp. Une entreprise aujourd’hui dans le giron de Chevron. Son conseil à l’endroit des jeunes diplômés qui cherchent du travail ? « Ne suivez pas la tendance du moment. Il y a 10 ans, quand j’ai commencé, tous mes amis étaient embauchés dans des start-up. C’était la mode. Moi, je me suis tourné vers l’industrie. C’était peut-être un peu moins sexy, mais il y avait pas mal de places à prendre. Et surtout, j’ai évolué très rapidement ! » Embauché à 27.000 euros par an à ses débuts, Grégoire a multiplié par trois sa rémunération en 10 ans.

E.S

Directeur commercial
Le conseil de Grégoire de Béco à l'endroit des jeunes diplômés qui cherchent du travail ? Ne suivez pas la tendance du moment. / E.S.

Directeur commercial : se former à ce métier
■ Une école de commercie en cinq ans après le bac ou en trois ans après une classe prépa.
■ L'université propose aussi des formations professionnalisées (licence pro, IUP, master pro).
■ Les IEP (instituts d’études politiques) et le CELSA.
■ Maîtriser l'anglais.

.............Pub .............

   
Le Progrès Janvier 2008 - Contactez-nous - Infos légales