Fanny Plouzennec est entrée, il y a un an, chez Absys en contrat de professionnalisation… sans le savoir. Il est vrai que pour elle, il n’y a pas eu de traitement différent des autres salariés. Elle s’est ainsi vu proposer tout de suite un CDI et son salaire a d’emblée été calculé sur les mêmes bases que les autres (1). Alors ? La différence est ailleurs. « Nous exerçons un métier pour lequel il n’existe pas de formation, explique Philippe Grancher, le dirigeant. C’est pourquoi nous avons choisi de l’assurer en interne avec de véritables moyens. » Installée à Thizy, Absys est un centre d’appels.
Créé en 1994 par les époux Grancher, il emploie aujourd’hui 25 salariés pour 1,8 millions d’euros de chiffre d’affaires. Au fil des ans, l’entreprise a développé son savoir-faire dans la gestion d’appels à valeur ajoutée (back office, SAV, gestion de billetterie, etc.). Une valeur ajoutée pour laquelle il a fallu pousser la formation des salariés.
Ainsi, lorsqu’elle a mis le pied dans l’entreprise, Fanny a d’abord pris le temps de se former. 200 heures de formation en 6 mois, assurées par une formatrice maison. Au préalable, outre le fait qu’on exigeait d’elle qu’elle maîtrise l’anglais (elle est titulaire d’une maîtrise d’anglais préparée en Irlande), on lui a demandé d’apprendre la frappe dactylo. Au rythme de 4 à 5 heures par jour pendant 15 jours, la motivation pour le travail a très vite été mise à l’épreuve. Puis, au cours des 6 premiers mois, peu à peu, Fanny a été plongée dans le bain de la gestion partagée de 3 500 appels par jour, accueillis par 25 personnes, pour le compte de 550 clients représentant une soixantaine de métiers ! La seconde épreuve a donc bien été celle du stress et de l’adaptabilité. Au bout d’un an, Fanny est considérée comme opérationnelle. Elle est aussi pressentie pour évoluer dans l’entreprise, qui n’est semble-t-il pas en reste de projets. La formation l’attire, de même que le commercial, dans une moindre mesure ; autant de fonctions qui l’ont amené et l’encouragent encore à tirer définitivement un trait sur sa timidité.
Nathalie Brichler
(1) 1 400 euros bruts auxquels s’ajoute une prime mensuelle, une autre de fin d’année et un plan épargne entreprise. |

Avant de commencer chez Absys, Fanny a reçu 200 heures de formation en 6 mois / N.B. |
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