
Les lauréats du concours commun d'entrée seront admis dans un IEP en fonction de leurs choix préférentiels et de leur rang de classement / Joël Philippon
C’est une première. Six Instituts d’études politiques (Lyon, Aix-en-Provence, Lille, Rennes, Strasbourg et Toulouse) organisent en 2008 un concours commun d’entrée en première année. Objectif de ce rapprochement : faciliter les démarches des candidats, accroître leurs chances de réussite et œuvrer à la démocratisation du recrutement dans les filières sélectives de l’enseignement supérieur.
Cet examen d’entrée, ouvert aux bacheliers des années 2007 et 2008, se tiendra le 27 juin prochain en même temps dans les six villes. Il se décline en plusieurs épreuves, consistant en une dissertation portant sur une question contemporaine, en deux sujets au choix liés aux thèmes de l’environnement et/ou des identités, en une épreuve d’histoire sur le programme "Le monde depuis 1945", et enfin en une épreuve de langue vivante (choix entre anglais, allemand, espagnol italien). L’admission prendra en compte les notes obtenues à ces épreuves, ainsi que la moyenne décrochée au baccalauréat.
De nouveaux Masters
Au total, environ 1 100 places sont proposées, réparties entre les six IEP. Les lauréats seront admis dans un IEP en fonction de leurs choix préférentiels et de leur rang de classement. Les inscriptions à ce concours commun, dont le coût est de 180 euros pour les candidats non boursiers et de 60 euros pour les candidats boursiers, débutent le 1er mars.
Par ailleurs, l’IEP de Lyon propose pour la rentrée 2008 de nouveaux Masters. Trois possibilités sont offertes aux étudiants : choisir l’une des huit spécialités de 5e année du diplôme "grademaster" de l'IEP de Lyon, opter pour l’un des M2 du programme de Masters de l'IEP de Lyon (l'étudiant sera alors doublement diplômé : diplôme national de Master et diplôme IEP "grade-master") ou enfin, choisir un M2 ou une spécialité de 5e année proposée dans un autre IEP.
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"Notre licence n'est pas un diplôme à chômage"
Dominique Vinay, responsable pédagogique du département des Lettres modernes de l'Université catholique de Lyon
Pour revaloriser sa licence de lettres modernes, la Catho a retravaillé sa formation. Que proposez-vous ?
Dès la première année, les étudiants ont le choix entre trois parcours d'orientation. Le premier, baptisé "Littérature renforcée", s'adresse aux étudiants souhaitant devenir professeur de lettres ou travailler dans les métiers de la littérature et du livre. Cette formation comporte des cours de littérature, d'histoire de l'art, de critique littéraire, etc. Les étudiants sont également amenés à lire 90 oeuvres de littérature classique et étrangère, au cours des six semestres. Ils bénéficient ainsi d'une solide culture littéraire, leur permettant de poursuivre des études ou de passer des concours comme le Capes ou l'Agrégation.
Quels sont les autres parcours ?
Le second s'appelle "Société et éducation". Il est destiné aux étudiants souhaitant devenir professeur de primaire ou de secondaire, puisqu'il les prépare aux concours de l'IUFM ou de l'Oratoire(1). Ce parcours comprend notamment six stages à effectuer dans le primaire et le secondaire, et cette expérience est prise en compte par l'IUFM lors de la demande d'admission.
Le troisième parcours, baptisé "Société et politique", intéresse les étudiants titulaires de 160 crédits ECTS souhaitant se présenter au concours des IEP. La formation comprend alors de nombreux cours d'histoire (France, Europe, monde contemporain), des langues vivantes, de l'actualité politique, du droit international public, etc. Ces trois parcours ont bien évidemment un tronc commun. Nous restons un département de lettres modernes, où l'on étudie l'histoire littéraire, les auteurs et les oeuvres siècle par siècle, la linguistique, la sémiotique, la grammaire, etc.
Quels résultats obtenez-vous ?
Cette offre a été mise en place il y a trois ans, et nos étudiants de L3 sortis l'an dernier ont tous atteint leur objectif... Nous sommes très satisfaits, d'autant plus que ces parcours attirent de plus en plus d'étudiants. La licence de lettres modernes n'est pas un diplôme à chômage !
Propos recueillis par C. B.
(1) Equivalent de l'IUFM pour exercer dans les établissements privés
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