2007 a été une année clef pour l'Isara-Lyon. Cette école, la seule du Sud-Est français à former des ingénieurs en agriculture et en agroalimentaire, a emménagé dans des locaux flambant neufs à Gerland, au cœur d'Agrapole. Cette nouvelle infrastructure lui permet de monter en puissance et d'étoffer son offre de formation pour la rentrée 2008.
La nouveauté majeure est sans doute la création d'un Master Agroécologie. Proposé en partenariat avec l’UMB de Norvège, les universités de Uscia, Viterbo et de Turin en Italie, celle d’Uppsala en Suède et l’ESA d’Angers, ce nouveau diplôme ambitionne de former des cadres capables de mettre en œuvre une politique d'agriculture durable au sein des collectivités ou des grandes entreprises internationales. Les étudiants qui suivront cette formation entièrement dispensée en anglais devront étudier dans deux pays au moins, et passeront 30 à 50 % de leur cursus sur le terrain.
Des licences pro en cours d'habilitation
L'Isara-Lyon va également étoffer son offre de formation via l'Isema (1) d'Avignon, institut qu'elle a intégré en 2006. L'Isema planche actuellement sur le repositionnement à bac +5 de son diplôme de « Chef de projet commercial pour l'agroalimentaire », pour l'heure à bac +4. L'idée est d'harmoniser ce cursus avec la réforme LMD. L'institut compte également créer un mastère autour de la logistique agroalimentaire, qui pourrait accueillir des étudiants dès la rentrée 2008. L'Isema souhaite enfin se positionner sur le niveau bac +3. Dès la rentrée 2008, il devrait proposer, en lien avec l'Université d'Avignon, deux licences professionnelles - en cours d'habilitation. La première porterait sur le « Management de production pour l'agroalimentaire », la seconde serait orientée sur le « Commerce international des produits agroalimentaires ». Jean-Paul Malleval, le directeur de l'Isema, insiste sur le caractère très professionnalisant de ces formations : « Nous ne vendons pas du savoir, mais de réelles compétences et un savoir être en entreprise. Nous construisons d'ailleurs le contenu de nos diplômes avec les professionnels, et nous avons un taux de placement de 94,7 % à six mois. »
(1) Institut supérieur d'enseignement au management agroalimentaire
Se former en art et en design
En 2007, l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Lyon (Enba) a fusionné avec l'Ecole d'arts appliqués. "Ce rapprochement entraîne un élargissement de notre offre avec trois formations sur trois ans en "Design graphique", "Design textile" et "design Produit" ", détaille Estelle Nabeyrat, chargée des relations internationales. Ces formations viennent s'ajouter à celles classiquement proposées par l'Enba, à savoir deux diplômes nationaux d'Arts Plastiques (DNAP) en "Art" et en "Design d'espace", des cursus de trois ans pouvant être complétés par un diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP), en deux ans (bac +5). L'accès à ces formations s'effectue sur concours, une entrée sur équivalence en cours de cursus est également possible. Les dates des concours seront consultables sur le site www.enba-lyon.fr en ce début d’année. |

L'Ecole Centrale de Lyon, à Ecully, a renouvelé les accords de double diplôme avec la Chine / Joël Philippon |
Centrale Lyon et la Chine
L'Ecole Centrale de Lyon a renouvelé le 23 novembre dernier les accords de double diplôme dits « 4+4 » avec la Chine, signés en octobre 1996. Ces accords lient les cinq écoles du groupe des Écoles Centrales avec quatre universités chinoises.
L'objectif de ce partenariat est de fournir aux entreprises chinoises et françaises des ingénieurs de haut niveau parfaitement à l’aise dans les deux cultures. Pour les Français, le principe du double diplôme est le suivant : ils effectuent - après les classes préparatoires - deux années de tronc commun dans l'une des Écoles Centrales, puis les deux années suivantes dans l'une des universités chinoises partenaires. Ainsi, en six années (au lieu de cinq), les étudiants du programme obtiennent le diplôme d’ingénieur d’une des Écoles Centrales et le Master of science de l’université chinoise. Pionniers à leur lancement, les accords sont devenus l'une des meilleures références internationales en matière de double diplôme et ont déjà bénéficié à plus de 350 étudiants français et chinois.
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