|
Dix ans après son CAP-BEP, ce Lyonnais a repris les études par alternance pour décrocher un bac professionnel de mécanique automobile |
Il porte le nom d’un ancien footballeur de l’OL mais c’est dans la mécanique que Christophe Devaux a préféré s’illustrer. Une véritable passion née dès l’âge de 5 ans. Pourtant, ce Lyonnais de 26 ans n’a pas connu un parcours linéaire. Loin de là. Ça commence de manière classique avec un CAP-BEP en alternance. Il intègre alors un garage Citroën à Saxe- Gambetta, où il reste cinq ans. Mais poussé dehors à la fermeture de l’établissement, Christophe Devaux navigue de remplacements par-ci à des périodes de chômage par-là. « J’ai décidé alors de prendre les choses en main et après mûre réflexion de passer un bac pro. » A 25 ans et presque 10 ans après la fin de ses études. Pas facile de remettre les pieds dans les études après avoir connu le monde professionnel. Pas facile non plus de passer d’un salaire normal à moins de 800 euros par mois (780 la 1ère année, 840 la 2e). « Pendant deux ans, il faut faire des concessions », admet-il. Mais la nécessité du bac pro est trop forte. Avec l’arrivée massive de l’électronique dans les voitures, les titulaires de BEP-CAP sont perdus.
A 26 ans, Christophe fait figure de doyen
Sur le marché de l’emploi, ça ne pardonne pas. Christophe Devaux s’adresse alors à la SEPR (Société d’enseignement professionnel du Rhône) de Lyon 3e et décroche dans le même temps un contrat chez Mercedes, à Vénissieux. « Ils ont des véhicules plus haut de gamme que les marques françaises par exemple. Je progresse plus vite de cette manière. » Pendant ses quinze jours en entreprise, Christophe Devaux retrouve son statut de salarié. « Mêmes missions, mêmes horaires, mêmes responsabilités. On est des employés et plus vraiment des étudiants. » A l’école, ce n’est pas toujours évident. A 26 ans, Christophe fait figure de doyen de sa promotion de 18. « Mais la motivation est là. Si j’ai repris mes études, c’est pour bosser. » Encore quelques mois et il retrouvera le monde de l’emploi à plein temps. Il pourra alors troquer sa Fiat Punto et poursuivre son rêve : travailler un jour chez Lamborghini
Sylvain Lartaud
.
|

Pendant ses quinze jours en entreprise, Christophe Devaux retrouve son statut de salarié / S.L. |
|
|