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Six mois après sa création, où en est l’Université de Lyon ?
Elle regroupe onze membres, et nous sommes en train de travailler sur l’intégration, pour le premier trimestre 2008, de six voire sept membres de plus. Tous les établissements lyonnais ont désormais compris l’intérêt d’être regroupé dans ce PRES. Si le PUL était un service interuniversitaire, le PRES est un véritable outil politique, c’est l’interlocuteur de l’Etat et des collectivités.
Quels objectifs s’est fixée l’Université de Lyon ?
Le PRES est un établissement public de coopération scientifique dont les missions sont définies par décret. Nous avons quatre grands axes de travail. Primo, la recherche et les études doctorales. L’insertion professionnelle des doctorants pose problème, parce qu'en France, la valeur ajoutée du doctorat par rapport au Master n'est pas véritablement reconnue. Nous allons donc mener une vraie promotion du doctorat, et également suivre l’insertion des docteurs. Je précise d’ailleurs que le PRES, qui regroupe désormais les écoles doctorales, est chargé de l’ensemble des doctorants lyonnais, soit 5 000 personnes. Le deuxième axe de travail est la promotion à l’international de la recherche et des études doctorales. Nous allons "vendre" la marque Université de Lyon, pour favoriser dès l’année prochaine la mobilité entrante et sortante. Nous travaillons notamment sur la façon, non seulement d’attirer, mais surtout de garder les chercheurs étrangers.
De quelle manière ?
L’aspect administratif est bien souvent un frein qui peut décourager les chercheurs étrangers de rester à Lyon. Nous souhaitons créer au sein du PRES un centre d’accueil pour accompagner ces chercheurs dans leur demande de visa, dans leur recherche de logement, etc. Il faut bien comprendre que le moindre problème rencontré par l’un de ces chercheurs étrangers peut avoir des conséquences catastrophiques sur notre image de marque.
Quid de la mobilité sortante ?
Via "Exploradoc", la Région accorde chaque année entre 80 et 100 bourses à des doctorants lyonnais pour leur permettre d’effectuer un séjour à l’étranger dans le cadre de leur thèse. La Région va désormais confier cette enveloppe financière au PRES. Cela nous permettra d’avoir une vision globale de ces séjours, de valoriser certaines cibles et de passer des accords privilégiés avec des établissements, comme le font les Anglo-saxons.
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"Nous allons mener une vraie promotion du doctorat, et également suivre l'insertion des docteurs" explique Jean-Michel Jolion / C.B. |
Quel est le troisième axe ?
La promotion de l’Université de Lyon auprès des entreprises. L’idée est de développer des liens étroits entre nos laboratoires de recherche et le monde socioéconomique. Nous avons donc créé au sein du PRES un service baptisé "Lyon Science Transfert", chargé de faire l’interface entre ces deux mondes. Notre dernière mission est de retisser du lien entre la société et les scientifiques. Cela prend par exemple la forme de la Fête de la Science, dont nous sommes les organisateurs à Lyon, ou encore celle des Grandes Conférences que nous proposons à tous les citoyens.
Quand pensez-vous atteindre votre ambition de classer l’Université de Lyon parmi les trente meilleures universités européennes ?
Intégrer le Top 30 européen n’est pas une ambition. Ce sera simplement la conséquence de ce que nous sommes en train de mettre en place, à savoir faire de l’Université de Lyon un site reconnu dans le milieu universitaire, à même d'attirer les bons chercheurs et les bons étudiants. Nous aurons sans doute des résultats à partir de 2010.
Propos recueillis par Céline Boff
(1) Pôle de recherche et d’enseignement supérieur L’Université Lyon II est l’un des membres du PRES Lyon / Joël Philippon
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