Parti d’un bac scientifique avec un bon niveau de culture générale, Julien Clément avait dans l’idée d’être designer produit. Il passa par une mise à niveau aux Arts Appliqués à Nevers. « J’ai complété mes connaissances scientifiques par une solide culture artistique. J’étais bon en mathématique mais le bac STI (Sciences et Technologies Industrielles) est le meilleur chemin pour parvenir aux métiers des Arts Appliqués. On approche un panel de matières : architecture d’intérieur, mise en page, design,… complémentaires à ma formation ». Julien se plonge dans l’histoire de l’art et les domaines créatifs, loin de lui déplaire : « dans cette voie, on touche à tous les arts de la vie quotidienne adaptés à la communication ».
Des formations recherchées
Julien enchaîne sur un BTS communication visuelle au lycée La Martinière Terreaux. Sélectives, les écoles publiques offrent des formations recherchées. « Les métiers des Arts Appliqués attirent beaucoup d’étudiants. Les plus qualifiés tirent plus facilement leur épingle du jeu. Les autres doivent se distinguer par le talent, la chance ou se mettre en free-lance. Le book est l’outil essentiel pour débuter et pour progresser ». Pour finir, le jeune homme passe un Diplôme Supérieur des Arts Appliqués (DSAA, bac+3).
A la tête d’une équipe
Au départ graphiste, il devient au bout de quatre ans directeur artistique. En 2006, il est recruté dans une société leader de l’E-Business pour concevoir des sites web, outil de communication et de marketing aujourd’hui crucial. Sa mission : « analyser les besoins et les demandes client à travers un cahier des charges. Puis, conseiller et proposer des solutions graphiques, tout en respectant les budgets et les projets à mener dans les délais ». Sens de la couleur, de la lumière et des formes… S’il est au départ un créatif, le DA peut aussi évoluer vers un poste à responsabilité, à la tête d’une équipe de webdesigners.
Sabrina Robin
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Bac+3 en poche, Julien Clément est aujourd’hui Directeur Artistique chez SQLI / S.R... |
Talent et créativité
• Situation : Bonne nouvelle : le multimédia crée des opportunités ! Le 1er emploi sera cependant difficile à conquérir parmi les 50 premières agences qui se partagent 80 % du marché. Les stages et les « books » (recueils de travaux) serviront donc de référence.
• Recrutement : Une formation en Arts graphiques est indispensable. Avec un bac+2 ou 3, il est possible de commencer graphiste ou DA junior. Il faut se distinguer par son talent et sa créativité. L’impératif du DA : tenir les délais imposés par les clients.
• Filières de formation : BTS Communication visuelle ; ESAG (concepteur graphique) ; ENSAD (Arts Déco) ; DNAT (Diplôme National d’Arts et Techniques option Design graphique) ; DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués). A l’université : Licence pro Arts, Sciences Humaines et Sociales et Master pro Sciences et Technologies.
• Salaire : Le webdesigner débutant bac+2 : Smic. DA junior bac+4 : 1300 euros net/mois. DA, 7 ans d’expérience : entre 26000 et 40000 euros/an.
Pour aller plus loin : Les Métiers du graphisme et du design, ONISEP, Parcours, 2007 ; www.kob-one.com, la communauté des créatifs.
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