Pas facile de travailler en agence de communication. Rythme souvent trépident, changements incessants, horaires à rallonge… La panoplie est totale. Mais pas de quoi passer à côté non plus. Pour les jeunes graphistes, ce peut être une aubaine pour se lancer, se faire connaître, faire découvrir ses talents. C’est par quelques-unes de ces agences lyonnaises qu’a transité Peggy Massol, 30 ans, et désormais installée en free-lance.
Graphiste depuis une demi-douzaine d’années, elle est surtout intervenue sur des supports écrits. « Dans les studios où j’ai collaboré, j’ai réalisé des journaux, des dépliants, des affichettes ou des grandes affiches ainsi que des kakemono », passe-telle en revue. En fait, le métier dépend pour beaucoup de la taille de l’agence. Car plus elle est petite, plus on est appelé à être polyvalent : on fait de la créa pure, on assure des étapes de production, voire on optimise des documents déjà produits pour les remettre au format selon la demande du client.
Bref, grâce à l’outil graphique et aux différents logiciels de mise en page ou de traitement des
photos, les tâches sont variées. Et font appel à un bon niveau d’imagination.
Valoriser l’image du client ou de ses produits
Mais gare ! Il faut être super-réactif. Parce que les clients changent parfois d’avis ou qu’ils ne sont pas satisfaits du produit qu’ils tiennent entre les mains, qu’ils veulent mieux… pour le lendemain (de préférence).
Pour Peggy, le relationnel est très important. Pour l’office de tourisme d’Avoriaz, elle s’est occupée de la plaquette hiver 2008. Pour la Cité de l’espace de Toulouse, elle a réalisé un certain nombre de documents destinés au grand public. Tout dernièrement, elle a produit (de A à Z) le catalogue présentant la nouvelle gamme de bateaux Guy Couach.
Longtemps déjà avant de faire l’Ecole des Arts Appliqués de Lyon (option communication), Peggy savait ce qu’elle voulait faire : dès le stage de fin de 3e, elle avait mis les pieds dans une imprimerie. Quinze ans plus tard, elle les remet couramment, pour confier un ouvrage cette fois-ci.
Daniel Pajonk
|

Le tissu des sociétés multimédia est majoritairement composé de petites structures / D.P.. |
Pas pour du jeu...
Au-delà de l’aspect ludique, l’infographie appliquée au multimédia est couramment employée dans les formules d’apprentissage. De petits studios y ont même installé leur niche, comme Daesign (Annecy) ou Les Tanukis (Lyon), ce dernier studio développant notamment des formations sur les risques professionnels. Côté écoles, toutes ne sont pas logées à la même enseigne. On retiendra ici les incontournables dont les cursus présentent l’intérêt d’avoir toujours misé sur le volet créatif et artistique : Emile Cohl (Villeurbanne), La Poudrière (Valence), Les Gobelins (Annecy), l’École nationale des Beaux-Arts de Lyon, sans oublier la filière infographie Gamagora, aménagée dans le cadre de Lyon Game. Une formation qui ouvre sur trois champs : l’infographie pure, le développement informatique, et le game design. A noter qu’à compter de février, le site talents.imaginove.fr est dédié aux métiers de l’image dans l’ensemble des secteurs.
D.P
.
|
|