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Figurer au-dessus de la mêlée  
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En regroupant la moitié des professionnels du multimédia de la région, Imaginove est un fédérateur et un catalyseur

Il ne s’agit pas de savoir utiliser l’outil, encore faut-il le faire dans le bon contexte… Après une décennie de montée en puissance quasi-non-stop des entreprises du multimédia interactif au sens large, y aurait-il risque de brise ? En tous les cas, un léger vent froid venu d’Asie, d’Amérique du nord et du Canada descend sur les plaines rhonalpines. Eh oui ! La concurrence est bien réelle. « D’où l’impérieux devoir de conserver une avance technologique, de faire naître de nouveaux outils qui découlent du travail en symbiose entre les labos et les acteurs », souligne Magali Rofidal qui dénombre pas moins de onze métiers différents dont ceux de graphistes.
Que l’on se rassure cependant, d’une manière générale, le multimédia et les métiers de l’audiovisuel font de plus en plus appel aux infographistes, explique-t-on également. L’image numérique et de synthèse se glisse absolument de partout. Tandis que les retouches sur images réelles sont légion.

Les formations recentrées sur l'artistique
Mais les compétences attendues dans les entreprises vont en augmentant. En qualité surtout, entre autres pour faire face à la concurrence intercontinentale. Conséquence : les formations évoluent pour réponde aux attentes des prestataires. « Après avoir assisté à l’éclosion de beaucoup d’écoles d’outils en 3D’, fait remarquer Magali Rofidal, on revient à une approche direction artistique, avec du contenu. »

Transport et logistique
« On ne peut plus se contenter de la fadeur ! » affirme Magali Rofidal / D. R..

Car place d’abord au talent, on outille ensuite ! Un propos que partage Jean-Christophe Blanc, le DA d’Eden. Qui recrute sur la base d’une forte sensibilité et d’une bonne créativité, l’aisance d’utilisation des logiciels étant alors secondaire, parce que quoi qu’il en soit ça s’apprend. « Quand je reçois un CV, je demande les images que les candidats ont réalisées, pour apprécier leur doigté, leur valeur créative », explique ce patron de la création. Bien entendu, un minimum de technique sur micro est requis, mais dans ces filières, qui n’a jamais touché à un clavier, à une souris ? La plupart des jeunes ont grandi avec. Mais quand il faut inscrire les personnages dans l’émotion, la fadeur n’a pas droit de cité.

Daniel Pajonk


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