Après une formation scientifique et deux ans de Maths sup-Maths spé, Luc Colomer intègre une école d’ingénieur et un 3e cycle « Management qualité ». Il commence son parcours dans l’industrie automobile, une « très bonne école où l’on se frotte aux problèmes liés à la technologie et à la sécurité. Là, j’ai appris à maîtriser les outils ». Entre temps, Luc s’est forgé une philosophie : « quel que soit le diplôme acquis, l’essentiel est d’être mobile et de parler anglais ». Pour avoir des responsabilités, il conseille de « sortir de sa zone de confort et de s’ouvrir à l’international ». Très à l’aise dans les déplacements, il trouve sa motivation en étant confronté à différentes cultures et en répondant aux diverses problématiques liées à son métier.
L’analyse des risques
« En école d’ingénieur, j’ai choisi l’option « Innovation, conception, production » où j’ai appris toute la vie d’un produit ». Aujourd’hui, son métier consiste à organiser, à vérifier et à commercialiser les produits en silicone chez Bluestar Silicones, le numéro 5 du secteur dans le monde, qui emploie 800 personnes en Rhône-Alpes. « J’évalue et analyse les risques pour les clients et vérifie la sécurité du produit à partir d’applications pratiques », précise t-il. « J’essaie ensuite de résoudre les problèmes s’il y en a avec tous ceux qui ont participé à son élaboration ». Sur l’airbag par exemple, constitué de tissu et de silicone, il expertise la qualité, l’étanchéité, l’épaisseur,… « Nous nous battons pour être les meilleurs sur le marché ». Le directeur qualité vit au plus près de la concurrence. Non seulement Luc Colomer participe à l’amélioration des produits mais en plus il « gère » la conduite progressive du changement. Ce deuxième volet du métier lui inspire une réflexion : « Nous sommes obligés de rechercher et d’améliorer la qualité en permanence. C’est la concurrence internationale qui nous y pousse. Et je ne vois pas comment ce mode de fonctionnement pourrait s’arrêter ». La qualité est une valeur sûre.
Sabrina Robin
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Les métiers de la chimie offrent des opportunités de carrière à l'international, à condition de "s'ouvrir au monde" / Francis Mainard. |
La chimie incontournable en Rhône-Alpes
■ Situation : La chimie occupe une place centrale dans la région avec 42 000 salariés, y compris dans les industries connexes. Les métiers de la chimie vont de la conception en laboratoire à la vente, du bureau d’études à la production, la maintenance, la logistique, le marketing,… L’industrie chimique emploie près de 225000 personnes, soit 8 % de l’emploi dans l’industrie française. Avec 351 établissements, Rhône-Alpes est la première région de production française. La R&D représente 25 % des dépenses en RA.
■ Recrutement : Tous les métiers liés à la production et les métiers qui en découlent, également la santé, la protection de l’environnement et la sécurité des installations sont au cœur de l’industrie chimique. Exemples : hygiéniste industriel, responsable sécurité, toxicologue, conducteur d’appareils, ingénieur chercheur, chef de département développement durable,…
■ Filières de formation : Université de Lyon, CPE Lyon, ITECH, INTERFORA, IFAIP, Lycées La Martinière Diderot, Argouges, Galilée…
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