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Ingénieur en environnement  
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Gilles de Lataillade, spécialiste en ingénierie du bâtiment, coordonne différents chantiers. Son secteur ? Tous les aspects touchant à l’environnement et l’énergie

Quel est le point commun entre l’hôpital de Bourgoin-Jaillieu et le nouvel immeuble du Progrès ? La haute qualité environnementale HQE). Un même cabinet d’ingénierie pour veiller à la mise en application des quatorze cibles de la démarche. Et pour finir, un même coordinateur pour coiffer l’ensemble des ingénieurs qui assurent la conception et le suivi de ces deux dossiers dans la région : Gilles de Lataillade. Le patron des questions d’énergie chez SNC-Lavalin, l’un des leaders mondiaux en ingénierie.
A l’origine ingénieur généraliste, Gilles de Lataillade voyait loin. Son travail de fin d’études portait sur les recherches d’économies d’énergie et les problèmes d’environnement dans l’industrie. Aujourd’hui à la tête d’une dizaine de collaborateurs, il consacre son énergie à contrôler que tout se passe bien dans la toute dernière ligne droite du chantier, alors que les bâtiments viennent d’être rendus à leur propriétaire.
L’aboutissement de plusieurs années de mission car « le conseil en environnement et en conception énergétique se déroule désormais simultanément au travail de l’architecte, dès les premières esquisses », confirme Gilles, qui reconnaît que ces questions sont prises de plus en plus en amont.

Transversalité obligatoire
Nouvelle aussi, la nécessité de travailler la main dans la main avec les équipes qui conçoivent le bâti donne lieu à une compréhension voire une acceptation transversale des sujets, notamment sur le plan énergétique. Exemple : l’immeuble du Progrès où la faible consommation énergétique demandait une prise en compte par l’architecte des impératifs du maître d’ouvrage. « On ouvre parfois les yeux des professionnels du bâtiment sur des impératifs qui ont du mal à faire leur chemin », rappelle Gilles de Lataillade qui a le sentiment, en développant la démarche HQE, de participer à une marche en avant. Si tout s’est passé ici dans les meilleures conditions, cette situation de concepteur / vérificateur n’est pas toujours évidente. Car les intérêts des uns ne sont pas nécessairement ceux des autres… Pas évident quand les calculs doivent valider que les choix (en particulier issus du parti-pris architectural) étaient pertinents.

Daniel Pajonk

Transport et logistique
Le conseil en environnement se déroule désormais simultanément au travail de l'architecte / D.P..


Adresses utiles


Association des collectivités territoriales et des professionnels pour une bonne gestion locale des déchets et de l'énergie, 69006, Lyon, 04 72 74 09 77 Site web : http://www.amorce.asso.fr
Prorecyclage, 92593, Levallois-Perret Site web : http://www.prorecyclage.com
Cercle national du recyclage, 59000, Lille, 03 20 85 85 22. Site web : http://www.cercle-recyclage.asso.fr
Fédération de la récupération du recyclage et de la valorisation, 75017, Paris Site web : http://www.federec.org
Fédération nationale des activités de la dépollution et de l'environnement, 75008, Paris, 01 53 04 32 90 Site web : http://www.fnade.org
Institut français de l'environnement et Observatoire et réseau des métiers et emplois de l'environnement, 45061, Orléans, 02 38 79 78 78

Une Kyrielle de formations pour une kyrielle de métiers
L’environnement est partout ! Qu’il s’agisse de l’eau, des déchets, des effluents gazeux, des pollutions en tous genres, mais aussi des matériaux et de l’énergie dans son acceptation large : les métiers de l’environnement sont forcément pluriels. De même que les niveaux de formation requis varient communément entre les brevets professionnels et les diplômes d’ingénieurs. Parce qu’il n’est pas simple de produire de l’eau potable, parce que piloter une usine de tri des déchets demandent des connaissances techniques, parce que gérer une collecte de déchets industriels toxiques en quantité dispersée n’est pas anodin, les formations abondent pour mettre sur le marché des personnels fonctionnels. De bac + 2 à bac + 5, les diplômes sont de plus en plus exigés. Le BTS « hygiène propreté environnement » les DUT génie biologique option « génie de l’environnement » ou « hygiène, sécurité, environnement » sont assez cotés. Pour leur part, les licences pro permettent de se diriger vers des postes plus complexes, dans les domaines de la gestion et du traitement des déchets, via l’université, notamment celle d’Angers où s’est installé le siège de l’ADEME.
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