« J’ai eu mon premier CDI tout de suite après l’obtention de mon double diplôme… » Pour Aurélien Hébert, 26 ans, tout est allé très vite, chose qui n’a pas franchement surpris ce Breton d’origine. D’ailleurs, une fois ses études terminées, il n’a même pas osé imaginer d’autres scenarii que celui qui fut son parcours : « À la sortie de l’école en 2000, j’ai travaillé dans une grande entreprise de Saint-Brieuc. Pour moi, il n’y avait aucun doute, la ferronnerie était un métier d’avenir.Malgré le déclin industriel hexagonal dont on nous a parlé pendant des années, j’avais conscience qu’il a toujours existé un savoir-faire français et qu’il n’avait aucune raison de disparaître ».
Ce double diplôme acquis après deux ans d’études lui a permis d’entrer de plain-pied dans le monde du travail et d’enchaîner de nombreux contrats dans ce secteur : « J’ai rompu mon CDI en 2003 parce que l’entreprise ne me plaisait pas. Ensuite, j’ai signé beaucoup de contrats d’intérim dans ce secteur où l’on cherchait beaucoup d’ouvriers ayant mon profil. Cette situation me convenait bien parce que je n’avais aucun mal à trouver du travail. Puis j’ai eu envie de stabilité et de partir un peu plus au sud, c’est pourquoi j’ai accepté, il y a six mois, ce CDI à la Fonderie Vincent installée à Brignais, une entreprise spécialisée dans la réalisation d’objets d’art à base de bronze et de cuivre ».
« J’aime bien mon métier »
Côté salaire, son statut « d’ouvrier qualifié mouleur-main » lui permet de gagner 1500 euros bruts et de bénéficier de quelques avantages en primes et autres tickets restaurants : « De plus, je ne travaille jamais le week-end. En revanche, avec ce salaire, les mois sont parfois difficiles à boucler. Quant aux perspectives d’évolutions de carrière, elles sont « plutôt correctes » selon Aurélien Hébert : « On a la possibilité de devenir chef de secteur voire chef d’atelier. C’est un statut intéressant qui peut être rémunéré jusqu’à 3000 euros bruts par mois ». Pour ceux qui aimeraient suivre la même voie que le néo-Brignairot, il faut quand même savoir à quoi s’attendre : « Pour faire ce métier, il est nécessaire d’être autonome, méticuleux et de prendre conscience du travail dans le monde industriel. Il est physiquement fatigant, parfois pénible et, même si toutes les précautions de sécurité sont prises, comporte plus de dangers que dans beaucoup d’autres métiers. Si l’on a compris tout ça, je vous assure qu’on s’épanouit à l’usine ! »
Frédéric Sauron |

Aurélien Hébert : "pour moi, il n'y avait aucun doute, la ferronnerie était un métier d'avenir" /F.S. . |
Les industries de la métallurgie en France :
45 000 entreprises
1, 8 millions de salariés
376 milliards de chiffres d’affaires
64% des exportations de l’industrie manufacturière
En Rhône-Alpes :
9000 entreprises
250 000 salariés
Les secteurs « travail des métaux » et « fabrication de machines et équipements » sont les plus représentatifs en nombre de salariés.
Principaux besoins de recrutement :
Tourneur fraiseur, monteur câbleur, opérateur sur machine à commande numérique, chaudronnier, tuyauteur et soudeur, technicien de maintenance.
Il existe un site www.metalemploi.org pour connaître les offres et les demandes d’emplois de la métallurgie.
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