« Mon bac L en poche, j’ai fait une école de sous officier dans l’armée de terre, mais ça ne m’a pas plu, j’avais envie de quelque chose de plus concret » déclare Franck.
C’est ainsi qu’après avoir vu une publicité du CIRFAP (Centre Inter Régional de Formation Alternée de la Plasturgie), le bachelier s’est lancé dans une formation professionnelle sur la plasturgie. « J’aime la technologie, et depuis que je suis en plasturgie, je regarde les choses sous un autre angle ». Industrie jeune, la plasturgie regroupe la conception et la fabrication des produits en matière plastique : bouteilles de lait, verres, couverts, raquettes de ping pong… le tout en utilisant différentes méthodes : l’injection, l’extrusion, le thermoformage… « C’est un métier d’avenir, il y aura toujours du plastique autour de nous ». « Malgré un bac général, j’ai dû refaire un bac pro en alternance » : 15 jours d’école, avec des cours généraux (langues, maths, histoire…) et des cours plus techniques, et 15 jours en entreprise. « Après mes 2 années de bac pro, je ferai un BTS en 2 ans, et je pourrai plus facilement monter en grade, pour parvenir à gagner au moins 1500 euros net ».
Il est possible de rentrer en plasturgie dès la troisième, ce qui donne un BEP, et ouvre les portes à un travail de manutentionnaire. Avec un CAP ou un BEP industriel, ou après la première ou la terminale, on peut tenter un bac professionnel plasturgie, qui se prépare en 2 ans. « Cela permet d’être monteur-régleur et de gagner 1200 à 1300 euros net par mois ». Le BTS des industries plastiques concerne les titulaires d’un bac S, STI, STL, ou du bac professionnel plasturgie, et se prépare également en 2 ans. Ensuite, il est tout à fait possible de continuer en licence professionnelle, ou devenir chef de projets en matériaux composites ou même ingénieur en matériaux plastiques. Le CIRFAP propose toutes ces formations.
Les étudiants sont rémunérés pendant leur formation, selon leur âge et leur niveau de formation.
« Je gagne 850 euros par mois pour le moment, tout en étant à l’école ».
Julie Hainaut
|

Franck Devillers devant une machine de presse qui fabrique notamment des verres en plastique / J.H. |
Des emplois qualifiés et diversifiés
Le secteur de la plasturgie offre de nombreux débouchés en entreprise, que ce soit dans le domaine de l’ameublement, des transports, de l’emballage, du BTP, ou même dans l’électricité électronique. Monteur-régleur, animateur d’îlot, responsable de projet, finisseur-décorateur, conducteur de machines, contrôleur qualité produits… Tous ces métiers sont accessibles dès la seconde.
Renseignements sur www.proplast.org/formation.
J. H.
|
|