Thierry a un parcours atypique. Il n’a pas « fait médecine » par pure vocation. « Après un Bac S, j’ai hésité entre les écoles d’ingénieur et la fac » affirme -t-il. « Mais je ne m’y suis pas pris à temps pour envoyer les dossiers d’inscriptions aux écoles… » rigole-t-il maintenant.
D’un père pharmacien, le médecin nucléaire a longtemps hésité entre pharmacie, kiné, et médecine. « Mais lorsque j’ai réussi le concours de 1ère année, je n’ai plus hésité une seconde, je savais ce que je voulais faire ».
Très heureux de faire ce métier aujourd’hui, il n’est pas sûr que si on lui avait dit à 18 ans ce que représenteraient toutes ces années d’études, il le referait. « Après le bac, on n’a pas forcément la maturité requise, il faut savoir qu’on sacrifie une partie de sa jeunesse ». Mais il ne regrette pas. « Il y a parfois des périodes de doutes, mais aider les gens, les rassurer et annoncer des bonnes nouvelles fait avancer ».
Après ses 6 années d’études, et avant le concours d’internat, où l’on peut choisir une spécialité, le médecin a pris une année sabbatique, puis s’est ensuite « mis à fond pour préparer le concours ». « Pendant cette année, on n’a pas de vie à côté, on travaille, c’est tout. Mais quelle satisfaction quand on l’a ! ». Tout le monde a un poste une fois le concours réussi. « Le seul souci, c’est que seuls les meilleurs choisissent leur spécialité ». Thierry s’est spécialisé en médecine nucléaire, notamment parce que c’est un domaine en constante évolution.
En 2001, il y avait 3 appareils en France, pour 80 aujourd’hui. « Le nucléaire est une technique complémentaire de la radiographie, on voit comment fonctionne les organes, et on perçoit des anomalies qu’on n’aurait pas vu sur une radio ». Le jeune médecin gagne 2600 euros net par mois, en tant qu’assistant. « Le salaire varie en fonction de l’ancienneté et du statut ». Dans quelques années, il sera praticien hospitalier, et pourra devenir professeur s’il le souhaite. Le salaire est beaucoup moins élevé dans le public que dans le privé « qui est une domaine très lucratif, mais routinier ». « Pour faire des études de médecine, il faut être à la fois motivé et bosseur, et être prêt à sacrifier sa jeunesse ». Pour un métier si prestigieux, le jeu en vaut la chandelle !
Julie Hainaut
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Il manque des infirmières dans les hôpitaux et les maisons de retraite / Philippe Vacher |
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J.H.
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