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« Il faut de l’empathie pour faire ce métier »  
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Laetitia Faure travaille dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale

A 25 ans, Laetitia est assistante sociale au Foyer Notre-Dame des sans-abris à Lyon. Après un Bac ES et 2 ans d’IUT, elle décide de s’orienter vers le social, et réussi le concours d’entrée à l’école de la Croix-Rouge française. « En théorie, on peut rentrer dans une école qui forme au métier d’assistante sociale après le bac, mais en pratique la plupart ont déjà fait des études, ou ont travaillé bénévolement ».
Cette formation de 3 ans permet d’acquérir de l’expérience professionnelle puisqu’un stage de plusieurs mois est prévu chaque année. « Il faut savoir qu’on n’est pas rémunéré pendant ces stages, et que l’école n’est pas donnée, mais c’est compensé par l’apport humain que procure la profession ».
« Tout le monde trouve un travail après la formation, que ce soit en association ou dans le service public »
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Les seuls bémols que pointe Laetitia concernent la précarité de ce travail, « où l’on trouve surtout des CDD, des remplacements congés maternité, et du temps partiel ». et « le salaire qui ne monte jamais très haut ». Laetitia gagne 1280 euros net par mois. Elle a quitté son précédent travail, où elle était assistante sociale dans une association gérant les fonds de solidarité logement alors qu’elle gagnait 1400 euros. « Je ne fais pas ce métier pour l’argent, mais pour aider les autres, leur apporter du soutien moral et des solutions concrètes ». Chaque jour, Laetitia accueille des jeunes entre 18 et 28 ans et les accompagne tout au long de leur hébergement au foyer, jusqu’à ce qu’ils aient des ressources stables et un logement. « On ne prend pas de décision à leur place, on collabore avec eux, et on voit de quelles aides ils ont le plus besoin ». Mettre des mots sur des maux, donner des solutions à un problème, « voilà notre réel objectif ». « Il faut avoir une bonne capacité de compréhension et d’analyse, instaurer une relation de confiance avec la personne en difficulté ». Pour faire ce métier, Laetitia recommande « d’avoir les pieds sur terre et un bon équilibre personnel » et surtout, « avoir envie de travailler pour l’humain et non pour l’argent ».
Solidarité, humanité et empathie sont ses maître-mots.

Julie Hainaut

il faut de l'empathie pour faire ce métier
Laetitia a été embauchée en CDI au Foyer Notre-Dame des sans-abris / J.H.


Un secteur en plein essor
En constante évolution, le domaine regorge de nombreux emplois, dans différents secteurs : auxiliaire de vie sociale, éducateur spécialisé, animateur socioculturel… Le choix est vaste !

Employé par l’Etat, une collectivité territoriales, un organisme de protection sociale, ou dans une association, les travailleurs sociaux œuvrent dans les hôpitaux, les services d’accueil de la petite enfance, les centres médico-sociaux… Mais attention ! Ce domaine ne correspond pas à tout le monde. « On a la fibre sociale ou on ne l’a pas » affirme Isabelle Galtier, qui sort tout juste de l’école d’assistante sociale.
Certains métiers du social sont accessibles dès la 3e, d’autres recommandent le bac, alors que certains nécessitent une formation supérieure au bac. On peut ainsi devenir aide médicopsychologique, animateur, auxiliaire de vie, moniteur-éducateur ou encore technicien de l’intervention sociale et familiale sans le bac. Cependant, le bac sera nécessaire pour accéder aux concours de la fonction publique de catégorie B notamment. Ainsi, l’assistant socio-éducatif, qui aide les personnes en difficultés sociales à faciliter leur réinsertion, l’animateur territorial, l’éducateur de jeunes enfants, l’assistant de service social et l’éducateur spécialisé sont des métiers accessibles sur concours. Pour les dates des concours, il suffit de se renseigner sur le site www.social.gouv.fr. Pour les métiers nécessitant une formation supérieure au bac, comme pour celui de conseiller conjugal et familial, assistante sociale, ou conseiller en économie sociale et familiale, il faut passer par une école. Il y en a trois à Lyon. « Pour entrer à l’école de la Croix-Rouge française, ou à l’école Rockfeller, il faut un bon dossier, et réussir les écrits puis les oraux » déclare Isabelle. Notons qu’il est tout de même possible de rentrer dans ces écoles sans le bac après avoir passé un examen de niveau à la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales). Ensuite, « on trouve du travail ». Mais il faut être motivé, et avoir un très bon équilibre psychologique pour pouvoir affronter certaines situations délicates.

J.H.
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