« C’est mon expérience professionnelle qui a été salutaire pour trouver une entreprise », résume Aurélien Becques, aujourd’hui gestionnaire de stock chez Sotradel à Reyrieux dans l’Ain. Après un bac STT, option comptabilité, il tente et renonce vite à la préparation, en faculté, du diplôme d’études comptables et financières.
« J’ai alors fait mon service militaire puis j’ai cherché à faire un BTS transport par alternance. Je n’ai pas réussi à trouver une entreprise pour faire mon apprentissage. Alors je me suis orienté vers l’intérim. Pendant un an, j’ai travaillé sur une plateforme frigorifique, à charger des palettes, à travailler de nuit. J’avais repéré l’existence d’une formation par alternance de technicien supérieur en méthodes et exploitation logistique à l’AFT-IFTIM. Mon expérience a payé puisque j’ai réussi à décrocher plusieurs offres d’entreprises pour mon apprentissage. J’ai choisi Sotradel. »
Quand il arrive dans l’entreprise, en 2000, celle-ci met en place un système informatique de gestion de stock en temps réel (Reflex). Il va suivre et prendre part à la mise en œuvre de ce progiciel. Au terme de ses deux années de formation, Sotradel lui propose le poste de gestionnaire de stock. Saisie informatique de la marchandise qui arrive à l’entrepôt, organisation de la préparation des commandes, du rythme de chargement des camions et coups de main aux équipes lors des coups de bourre,… sa fonction va progressivement monter en puissance, à mesure que le système informatique se déploie dans l’entreprise. On le charge de paramétrer l’outil pour les autres entrepôts de l’entreprise (8 en tout), de former leurs équipes à l’utilisation du nouveau matériel, d’en assurer la maintenance,...
Aujourd’hui, l’entreprise réfléchit à la mise en place d’un outil de gestion du personnel. Aurélien planche aussi sur la compatibilité des systèmes. A 30 ans, il a déjà derrière lui un joli bout de carrière qui se chiffre à 1 900 euros nets mensuels.
Ses projets ? Voir venir, selon les besoins de l’entreprise qui, il est vrai, sont jusqu’ici une aubaine pour lui. Plus tard, il se verrait bien reprendre une formation du type master en organisation.
Nathalie Brichler
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La carrière d'Aurélien Becques se dessine au rythme des projets d'organisation de l'entreprise / N.B. |
Il manque 2 000 conducteurs
Pas moins de 2 000 conducteurs routiers sont recherchés sur tout Rhône-Alpes, sans compter le besoin, croissant, de remplacer des exploitants qui partent à la retraite. « Malgré tous les efforts consentis par la profession et les pouvoirs publics ces dernières années, le déficit en chauffeurs s’accroît, » déplore Pierre Sibut, président Rhône-Alpes de la FNTR.
Sur les 64 812 emplois que compte la filière transport logistique régionale, 67,4 % sont occupés par des conducteurs. Les exploitants, eux, représentent 8 % de ce total, suivis des gestionnaires (7,9 %) et des métiers de la manutention et du magasinage (6,6 %). Après plusieurs années de croissance soutenue (10 % par an), ces effectifs marquent, depuis 2 ans, un tassement. « La concurrence des nouveaux entrants dans l’Union européenne explique en partie le phénomène, mais c’est surtout la difficulté à trouver des chauffeurs qui freine cette progression de l’emploi. » Les femmes (17,5 % des effectifs de la filière), qu’on voit de plus en plus au volant de cars, sont surtout très nombreuses chez les ambulanciers.
N.B.
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