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>> Pourquoi faire un CIF ?
Je suis secrétaire en CDI dans une société caluirarde de BTP et je n’apprends plus rien. Le travail est répétitif et ennuyeux. Mes postes précédents, toujours en secrétariat, m’ont aussi dégoûté de ce métier. Je voulais donc me reconvertir tout en restant dans le secteur du BTP pour devenir économiste de la construction. Ce dernier aide le maître d’ouvrage à chiffrer son projet du début à la fin.
>>Votre employeur a-t-il accepté facilement votre absence pendant dix mois ?
J’ai envoyé un courrier, je n’ai pas eu de réponse donc j’ai considéré que c’était oui. Dans l’entreprise, sur 1200 employés, on est que deux à suivre un CIF. Cette formation est très peu connue. C’est vraiment dommage, car c’est la seule possibilité de se réorienter quand on a peu de revenus.
>> Quels conseils pouvez-vous donner aux personnes qui souhaitent faire un CIF ?
La motivation est l’élément principal car les démarches sont très longues et la concurrence est rude. Je suis allée en mars 2005 à la première réunion d’information du Fongecif et mon dossier a été accepté en novembre 2006 ! Il faut, entre autres, remplir un dossier, rédiger une lettre de motivation, déposer le dossier et attendre qu’il passe en commission. Cependant je suis très bien encadrée grâce à une conseillère attitrée qui suit mon dossier. Elle m’a conseillée, notamment, dans le choix de l’organisme formateur.
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"La motivation est l'élément principal" / C.M. |
>> Les inconvénients de cette formation ?
Ma formation coûte 17 000 euros pour dix mois. Le Fongecif en prend en charge 90% mais je dois sortir le reste de ma poche. C’est mon entreprise qui paye mon salaire. Le Fongecif la rembourse ensuite. Je garde mon salaire, mais, par exemple, en janvier l’entreprise ne m’a pas augmentée. J’ai donc une perte de pouvoir d’achat. Mes frais d’essence sont aussi plus onéreux que lorsque j’allais travailler dans mon entreprise.
Propos reccueillis Cécile Millet |