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Quatre mille contrats signés en 2006 et près de 1600 pour le premier semestre de cette année : dans le Rhône, le contrat de professionnalisation se porte bien. « Nous sommes probablement au maximum possible dans les conditions actuelles », constate Louis Pelaez, le vice-président de l’Union régionale des mission locales de Rhône-Alpes. Tous les niveaux, en revanche, ne sont pas lolgés à la même enseigne. Paradoxe ? Seuls 30 % des jeunes de niveau VI et V accèdent à un contrat de professionnalisation, y compris les Cared mis en place par la Région il y a deux ans. Les jeunes qui ont le plus besoin de cette mesure ne se précipitent pas. De leur côté, certaines entreprises ont encore du mal à évaluer ce que ce type de contrat peut apporter à leur entreprise. Sans compter que toutes le branches n’ont pas encore signé pour les contrats de professionnalisation. Et que les sociétés ne sont pas toutes affiliées au même organisme paritaire collecteur agréé (OPCA), a fortiori les petites structures.
Effort de communication
Quoi qu’il en soit, certaines branches ont compris plus tôt que d’autres tout le bien qu’elles avaient à prendre le taureau par les cornes. Le BTP, la grande distribution, l’industrie hôtelière, le transport et l’aide à la personne s’y sont lancé. Mais les autres ? Les cuisinistes et aménageurs intérieurs, la métallurgie, la réparation automobile galère encore.
Dans la région, le nombre de contrats de professionnalisation a plus que doublé, passant de 2 400 fin août 2005 à 5120 un an plus tard, « soit une augmentation de + 114 % », souligne Danièle Robin-Ternier, chargée de l’animation des missions locales rhonalpines. « On tourne à plein régime ! Mais il y a des freins administratifs ». En effet, le montage du dossier ajouté au montage du projet de formation s’avère lourd pour les entreprises de petite taille. Surtout quand il faut trouver un organisme de formation (bien qu’il existe aujourd’hui des formations en kit) et qu’il est parfois nécessa ire d’élaborer un formation spécifique pour quelques jeunes seulement.
Enfin, les garçons sont les principaux bénéficiaires de ce contrat… alors que les filles ont elles aussi grandement besoin d’un tel dispositif. « Mais ça commence à bouger, notamment dans le secteur de l’aide à la personne ».
D.P
*Cared : Contrat d'Aide et de Retour à l'Emploi Durable.
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Certains secteurs, comme par exemple celui de l'aide à la personne, ont compris tout l'intérêt
de la formation professionnelle / Archives Le Progrès
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Les sans-diplôme défavorisés
« Ce dispositif a été classé par le ministère du Travail parmi les mesures d’insertion. Or, les aides sont relativement limitées et l’outil touche trop peu les jeunes en difficulté pour qui il était destiné. » Pour Louis Pelaez, également maire-adjoint délégué à la Jeunesse de la ville de Lyon, le contrat de professionnalisation ne répond pas à l’objectif de départ : former les publics les plus en difficulté et les aider à décrocher un travail dans la foulée.
Cela ne veut pas dire pour autant que tout est fichu. Si les jeunes sans diplômes ne sont pas sûrs d’être embauché ou même d’avoir suivi une formation réellement qualifiante, les étudiants Bac + 2 bénéficient pleinement de la mesure. Des étudiants qui, souvent, viennent de décrocher leur DUT ou leur BTS. Et qui par conséquent intéressent les entreprises qui voient en eux des gens compétents et déjà pour partie expérimentés.
« En fait, le contrat de professionnalisation fonctionne d’autant mieux que le jeune est diplômé. Surtout quand on sait que cette mesure est coûteuse pour les petites entreprises qui, souvent, considèrent que ce ne sont pas là de vrais postes ».
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En Pratique :
Les avantages pour le bénéficiaire :
- Une formation à la fois théorique et professionnelle, qui signifie donc l'acquisition d'une
expérience professionnelle, atout de taille pour trouver ensuite un emploi.
- Un salaire perçu pendant la durée du conrat (détails: voir sur le site de l'Anpe, ou travail.gouv).
Les avantages pour l'employeur :
- Une exonération des cotisations patronales de sécurité et d'allocations familliales
- Eventuelle aide forfaitaire (maximum 2000 €)
- Les titulaires de contrat pro ne sont pas pris en compte dans les effetifs de l'entreprise.
Réponse aux questions : Des infos très détaillées
http://www.travail.gouv.fr
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