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L'alternance par hazard  
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A 20 ans, Benoît Poteaux vient de réussir son Bac Pro « Industrie des procédés ». La formation en alternance s’est invitée dans sa scolarité à la suite des aléas de son cursus. Il ne regrette pas 

Lorsque Benoît arrive à Lyon en juillet 2001, il entre au lycée Condorcet pour une seconde générale. Le changement ne favorise pas sa scolarité. Il fait une petite année et doit redoubler. L’année suivante, ses notes sont bonnes en physique-chimie, mais pas suffisantes en mathématiques pour prétendre à une première « S ». Le conseil de classe lui propose deux orientations : une première SM électromécanique ou SM Mécanique. Ni l’une, ni l’autre ne l’intéressent. « C’est en allant voir la conseillère du CIO, le Centre d’orientation et d’information, que j’ai été mis en contact avec Interfora à Saint-Fons, l’Institut interprofessionnel de formation Rhône-Alpes. La conseillère a même pris son téléphone devant moi pour leur demander si je pouvais passer les tests de sélection » raconte Benoît.

L’établissement prépare au BEP des métiers de l’industrie chimique. « J’aurais pu regretter d’avoir repiquer la classe de seconde pour ensuite préparer un BEP qui est la suite logique de la classe de troisième. Mais il n’en est rien. En fait, ces deux années n’ont pas été perdues. Elles m’ont bien préparé pour ensuite prétendre à un Bac Pro. Le cursus du BEP reste classique, mais je me suis familiarisé avec la perspective de poursuivre ma formation en apprentissage » explique-t-il, « ici à Interfora, c’est une suite logique ».

Aide à la personne
Aux 600 à 700 euros net perçus au début par Benoît Poteaux, peuvent s'ajouter des primes propres au secteur d'activité / D.R..

Pendant les deux ans du Bac Pro, Benoît a alterné un mois en entreprise, un mois de cours. Il a été embauché par Bluestar Silicon anciennement Rodhia Silicon en contrat d’apprentissage. « L’ambiance a changé. Nous étions seulement une dizaine en cours. Ce ne sont plus vraiment des profs mais des formateurs, c'est-à-dire qu’ils nous considèrent comme des adultes pas comme des élèves ». Dans le cadre de son contrat d’apprentissage, Benoît ne jouit plus des vacances scolaires. Son statut de salarié lui impose les cinq semaines de congés payés. En revanche, il est rémunéré : de 600 à 700 euros net au début, 1 000 euros mensuels en fin de Bac Pro. Plus les primes propres à son secteur d’activité.

Bruno Crozat


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