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Si la mécanique, la plasturgie ou encore la métallerie sont boudées par les jeunes, tous les secteurs ne peuvent pas en dire autant. Sourire de rigueur donc dans des domaines qui naguère, en « tension », souffraient des mêmes difficultés à séduire les ados. Désormais, le BTP fait le plein au point que les CFA ne parviennent plus à accueillir tout le monde. « Des structures saturées qui se traduisent par des problèmes de financement », ajoute Alain Mamessier, le Délégué académique à l’enseignement professionnel au rectorat de Lyon.
Pour quelle raison ? « Principalement à cause de la politique de communication qui a permis de redresser l’image de ces métiers », observe ce spécialiste de l’apprentissage.
La CHR (cafés-hôtels-restaurants) bénéficie moins de cet engouement. L’impact des politiques est moins évident, ls enjeux étant certainement plus faibles. De même que la taille des entreprises, souvent familiales, ne facilite guère les prises de conscience sur les questions d’intérêt du travail et des tâches. Sur les conditions de travail aussi, qui ne sont pas enclines à attirer.
Toujours entre deux chaises, les soins à la personne ne profitent pas non plus de cette attrait des jeunes. En cause : le manque de politique de branche dans le secteur public, dans les CFA où il serait nécessaire de développer les formations en direction des puéricultrice, des aide-soignante.
Quid de l’apprentissage junior ?
Très peu développé dans l’académie, l’apprentissage des plus jeunes est concentré, pour le public, dans quatre sections dont trois classes d’initiation préparatoire à l’apprentissage (CLIPA) et un établissement dans la Loire.
En fait, comme semble l’indiquer l’orientation du gouvernement de faire machine arrière sur l’apprentissage à 14 ans, il y a tout lieu de penser que ce dernier va passer à la trappe, dit en substance Alain Mamessier. Ce qui va dans le sens des régions opposées depuis l’origine à ce dispositif en alternance avant l’âge de 16 ans. Cela sans compter que la plus grande partie des entreprises étaient également contre… sauf les métiers de bouche dont la boulangerie.
Daniel Pajonk
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Le BTP attire désormais les jeunes / DR
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Le sursaut 2006
L’année scolaire 2005/06 marque incontestablement un tournant. En effet, le nombre de jeunes en apprentissage bondit de + 3,9 % (augmentation annuelle depuis 1995) à près de 6 % par an. Une petite révolution…
En chiffres, cela donnait il y a un peu plus d’un an 18 000 apprentis dans l’Académie de Lyon. Ils étaient formés dans une quarantaine de CFA dont les établissements publics et les structures CFA nationaux. Parmi ces jeunes, 12 000 étaient inscrits dans le Rhône, 5 110 dans la Loire et 3 380 dans l’Ain.
Côté niveaux de formation, deux gros tiers suivaient un enseignement en niveau V et IV (Cap, Bep, Bac Pro) soit 13 500 apprentis, portant 22 000 le nombre total des scolaires appartenant à ces degrés.
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