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Est-ce l’expérience menée durant de nombreuses années en matière d’orientation professionnelle ? Toujours est-il que l’Académie de Lyon présente un bilan enthousiasmant du bilan d’orientation. « Cela fait une dizaine d’années que nous avons engagé l’orientation concertée, rappelle Philippe Daubignard, chef du service académique d’information et d’orientation. Du coup, nous étions en avance sur les textes concernant l’entretien en classe de 3e. »
Depuis 2002, au travers de l’Aide pour l’entrée dans la voie professionnelle (APEVP), 12 000 jeunes des établissements publics ont bénéficié d’une information en fin de 3ème. Outre l’accueil en cours, les élèves sont reçus avec leur famille, « ce qui a permis de montrer que la voie professionnelle n’était pas une voie de garage ! », souligne Philippe Daubignard qui constate également la montée en flèche du taux de satisfaction des élèves sur la question des vœux. Le chiffre est d’ailleurs éloquent : la formation professionnelle initiale concerne désormais 57 % des vœux formulés.
Accros à la formation pro
Sur les niveaux V et IV, 58 % des élèves passent en seconde générale et technique en lycée, soit 1,5 % de moins que la moyenne nationale : « Peut-être un trop fort succès de cette opération et une demande qui ne cesse de croître du côté des filières économiques », ose ce spécialiste du rectorat. Exemple : le BTP a fait d’énormes efforts pour séduire les jeunes dès la fin du collège. Idem pour l’électricité, l’électronique et les métiers de service (comptabilité, secrétariat) au niveau des bacs pros.
Là aussi, c’est peut-être une particularité : l’académie de Lyon, dans ses trois départements confondus, offre une capacité d’accueil supérieure de 2 % en comparaison avec les autres académies de l’Hexagone !
Enfin, le niveau III n’échappe pas à cette tendance. Un bachelier sur deux se dirige vers la poursuite de ses études soit en tant qu’étudiant soit comme apprentis (un titulaire de bac pro sur six), généralement dans ces CFA sans murs : des CFA hébergés dans des lycées ou des IUT et portés par une filière ou une branche pro, cette dernière ayant en charge la gestion de l’unité de formation.
Daniel Pajonk
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La formation professionnelle présente de nombreux atouts, et notamment l'acquisition d'une expérience recherchée par les employeurs / archives Le Progrès
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Une politique payante
La formation professionnelle initiale sort de sa torpeur ! Elle revient de loin aussi, bénéficiant d’une image redorée y compris parmi les CSP intermédiaires et supérieures…
Bribe d’explication supplémentaire : « les formations sont mieux adaptées à la réalité des emplois », analyse Philippe Daubignard. Rassurés , les parents poussent à nouveau leurs rejetons vers les voies professionnalisantes, surtout pour les niveaux V et IV (Cap, Bep, Brevet de technicien).
Cette inflexion vers la formation professionnelle initiale constitue l’aboutissement du travail en commun initié par le secteur économique avec les partenaires sociaux et bien-en tendu la Région. L’aboutissement aussi d’une communication nettement renforcée en direction des établissements scolaires.
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