REPÈRES / L’offre de formation
Quelles études et pour qui ?
 
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Côté vente, les entreprises continuent de recruter à tour de bras, de BTS à bac+4/5. Côté gestion, après une période de recrutement favorable à bac+5 ou plus, la cadence semble avoir légèrement ralenti

Qu’ils soient titulaires d’un BTS ou d’un bac +4/5, des dizaines de métiers tendent les bras aux jeunes diplômés en commerce ou vente. Et cela, toutes branches confondues : immobilier, banques et assurances, informatique, centres d’appel, grande distribution…

Résultat, chaque année, elles doivent organiser entre 200 000 et 250 000 recrutements.
Côté gestion, le tableau est un peu moins idyllique : après une période de recrutement favorable de jeunes diplômés d’un niveau égal ou supérieur à un bac +5, la cadence semble avoir légèrement ralenti. Une baisse de 25 % des embauches aurait été enregistrée sur un an.

Cinq grandes écoles de commerce
Comment se déroulent les études post-bac dans ce secteur ? En France, environ 180 écoles de commerce recrutent directement après le bac (les Cesem Méditerranée ou Reims, l’Essca, l’Ieseg…). Certaines sont même particulièrement spécialisées dans la formation de cadres intermédiaires pour les entreprises régionales (c’est le cas des écoles du réseau EGC ou celles de SUP’TG), ou pour la distribution (l’ISPP, les écoles de commerce et de distribution dites ECD ou les Instituts des forces de vente). Les études durent trois à cinq ans. Quant aux écoles après classe préparatoire ou bac +2/3 ou 4, elles comptent parmi les meilleures. Aux côtés des cinq plus grandes (Essec, HEC, ESCP-EAP, l’EM Lyon, Edhec), on trouve une myriade d’écoles délivrant un diplôme visé ou non par l’Etat. Les formations, plutôt généralistes, proposent généralement des options en dernière année (audit, finance, ressources humaines, marketing, contrôle de gestion…). A Lyon, une dizaine d’écoles dont une nouvelle, l’Esam, se partagent le marché et forment principalement de futurs cadres et dirigeants d’entreprises. Une majorité de ces écoles sont notamment orientées vers des carrières internationales.

Anica Pommeray


La grande distribution est friande de jeunes diplômés/ Philippe Juste

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Financer ses études supérieures

Pour financer ses études supérieures il existe des systèmes de bourses réservées aux étudiants ayant intégré une école reconnue par l’Etat, en plus des prêts étudiants.

1 Les bourses de l’enseignement supérieur sur critère social
Il faut être inscrit dans une formation des 1er et 2 cycle universitaire, ou en DESS, ou en DEA ou en master dans un établissement public ou privé habilité à recevoir des boursiers ou dans un établissement du même niveau d’un état membre du Conseil de l’Europe. A chaque situation familiale correspond un nombre de points et à chaque total de points correspond un plafond de ressources. Un barème permet de décider de l’attribution ou non d’une bourse et de son « échelon » — entre 0 et 5. Les demandes sont à effectuer entre le 15 janvier et le 30 avril précédant la rentrée universitaire sur internet.

2 La bourse départementale d’enseignement supérieur du conseil général
Cette bourse est attribuée sous conditions : être étudiant âgé de moins de 27 ans, fréquenter un établissement habilité à percevoir des bourses, résider dans le département en question, et ne pas dépasser un certain plafond de ressources. Le dossier est à déposer au moment de la rentrée scolaire au Conseil général avant le 1er décembre.

3 Les prêts
Les banques octroient des prêts à des taux avantageux aux étudiants, à condition d’être inscrit dans un établissement de l’enseignement supérieur. Les critères déterminants : taux d’intérêt pratiqué, frais de dossier, modalités de remboursement, caution et assurance et bien sûr le montant proposé. Le chiffre dont il faut surtout tenir compte est le TEG : Taux effectif global comprenant le taux d’intérêt retenu, plus les autres frais annexes (assurance…). C’est ce taux qui permettra de comparer les offres. Sans compter un taux d’intérêt privilégié, le prêt étudiant comporte aussi d’autres avantages : une période de différé de remboursement qui peut être partiel ou total. Ce n’est qu’à la fin de cette période, qui concorde en général avec la durée des études, que vous commencerez à rembourser le capital emprunté. Par ailleurs, certaines banques proposent un déblocage progressif de la somme. Le montant des intérêts se calculant à partir du moment où les fonds sont débloqués, cette solution permet de payer moins d’intérêts.

4 D’autres aides spécifiques : les bourses de mobilité
Il s’agit de permettre aux étudiants boursiers, sur critères sociaux, de réaliser un projet de mobilité internationale qui s’inscrit dans le cadre de leurs études. Les étudiants doivent : être boursiers ou bénéficier d’une allocation d’études et préparer un diplôme national de 1er ou 2e cycle. Leur projet de séjour d’étude, d’une durée fixée entre 3 et 9 mois consécutifs, doit concerner une université étrangère ou un établissement assimilé. Il est à présenter au service des relations internationales de leur établissement. Elles sont attribuées sur critère sociaux et sont contingentées. C’est l’établissement d’enseignement supérieur qui perçoit la bourse, et détermine les étudiants éligibles. Le montant mensuel de la bourse est fixé par arrêté.

A.P.



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