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«Quitte à travailler, autant faire quelque chose qui me plait» avoue Quentin Magis, 20 ans, étudiant en 2e année de médecine à Lyon.
Quentin fait partie de cette poignée d’étudiants qui a trouvé un emploi dans sa branche. Une véritable gageure pour les deux millions d’étudiants français. «J’ai trouvé ce boulot grâce à un étudiant en 3e année qui cherchait un remplaçant, précise Quentin. Tout se fait par piston ou par réseau. Je pense que si j’étais allé frapper aux portes des cabinets de médecins, je n’aurais pas eu le même résultat.»
La petite main du médecin
Aide opératoire à la clinique du Parc, Quentin assiste, une fois par semaine, un chirurgien orthopédique. «J’arrive vers 6h45 au bloc pour préparer les opérations de la journée. Je rassemble les radios, je m’occupe de l’installation du patient. Lors de l’opération, j’aide le chirurgien en réalisant, par exemple, les sutures les plus superficielles.»
Après une première année passée à bûcher ses cours théoriques, ce médecin en herbe souhaitait «découvrir le terrain». «J’ai appris plein de choses. Notamment la façon de se comporter dans un bloc : rester stérile, se laver les mains... Mon travail m’aide aussi pour mes cours théoriques. J’en sais désormais un peu plus sur l’anatomie, la façon d’intuber un malade…»
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Les journées au bloc opératoire sont longues. Quentin arrive à 6h45
pour finir entre 14h et 16h suivant le nombre de patients / E. S. |
Si Quentin se destine toujours au métier de chirurgien, il connaît aujourd’hui les difficultés de la profession. «Je me suis rendu compte que la vie d’un chirurgien n’était pas de tout repos ! Après huit heures d’opérations non-stop, mon chef file à ses consultations et finit souvent sa journée avec une réunion à la clinique.» Rémunéré près de 220 euros par mois, le jeune homme paie ses virées nocturnes et quelques achats vestimentaires grâce à son petit pécule.
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