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Sur l’année 2006, l’ANPE aura
enregistré près de 355 000 recrutements (+ 10 %), soit un tiers du million d’embauches comptabilisées en Rhône-Alpes sur la même période. « Si l’on met ce chiffre
en face des 170 000 demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE, on comprend assez vite que nous sommes, en Rhône-Alpes, dans
une situation de tension en faveur de l’emploi, explique Patrick Lescure, directeur régional de l’ANPE. Bien sûr, le contexte, la
facilité d’insertion ne seront pas
les mêmes suivant que l’on est chômeur de longue durée ou pas. Néanmoins, la région n’enregistre qu’un quart de chômeurs de longue durée, contre plus de 30 % au niveau national. » Sur les 355 000 embauches qui ont transité par l’ANPE, la moitié portait sur des contrats inférieurs à 6 mois.
Là encore, la tendance serait à
des emplois plus « durables »
que sur l’ensemble de la France.
Ce sont les services aux entreprises (95 000 embauches), le tourisme, l’hôtellerie et la restauration (30 000), ainsi que l’agriculture, l’agroalimentaire et les emplois saisonniers (28 000) qui auront produit le plus d’emplois. Des emplois sans niveau de qualification pour certains, jusqu’au bac + 2 pour d’autres (centres d’appels notamment). Vient ensuite le secteur
de la santé (20 000) où les métiers sont obligatoirement encadrés par une formation, que ce soit celui d’aide-soignante ou d’infirmière bien sûr.
Le commerce lui succède avec 18 000 embauches, produites pour l’essentiel par la grande distribution et le commerce de détail.
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/ D.Rs |
Il est suivi du BTP (17 000 embauches), avide de bras tant dans les métiers du
premier que du second œuvre,
du niveau CAP au BTS. « Certaines spécialités ont même des difficultés toutes particulières à recruter, insiste Patrick Lescure, en génie climatique ou constructions métalliques par exemple. Il ne suffit plus d’être plombier chauffagiste ou menuisier. »
Le transport et la logistique (12 000), qui font l’objet d’un
développement important malgré une concurrence internationale, doivent aussi faire face à un certain turn-over. L’encadrement (10 % des postes) se porte bien, en informatique et maintenance industrielle
en particulier. Arrive enfin l’industrie qui, malgré un volume d’embauches en baisse (inférieur à 10 000), n’en peine pas moins à trouver certains profils pointus, en découpe laser notamment. Qu’on se le dise…
Nathalie Brichler
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