Aujourd’hui à la tête de l’une des deux boutiques familiales lyonnaises, Régis Poly incarne la septième génération d’une longue lignée de couteliers.
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A l’issue d’un cursus
commercial, Régis Poly a surtout fait ses premières armes au sein de la maison familiale qui, selon lui, est « la meilleure manière d’apprendre le métier ». « Si une connaissance de base de la comptabilité et de la gestion sont indispensables dans la vente de couteaux, l’apprentissage de la technique en elle-même passe essentiellement par un contact direct avec le métier, dans le cadre de stages ou d’un apprentissage ».
Un seul CAP à Thiers
Il n’existe qu’un seul CAP
de coutellerie en France :
celui que propose l’AFPI (Association de Formation professionnelle de l’industrie) de Thiers. Toutefois, un enseignement métallurgique plus large - réalisable dans de nombreuses écoles de Rhône-Alpes - peut également mener à cette activité. Régis Poly insiste notamment sur « les bac professionnels et
les BTS technologiques de
la métallurgie », en particulier les diplômes en plasturgie et en machinerie numérique qui sont deux domaines directement liés à la coutellerie industrielle.
L’évolution de cette industrie qui tend à remettre au goût du jour la tradition coutelière française, est également visible dans la fabrication
artisanale selon Régis Poly pour lequel son activité reste un métier d’avenir : « La coutellerie est une tradition que notre maison défend depuis 160 ans, et il existe une véritable demande pour de beaux produits spécialisés, autant sur le plan utilitaire qu’esthétique ». Deux critères s’imposent néanmoins pour exercer ce métier : « être passionné et ne pas craindre les longues journées de travail »...
Quant à la rémunération,
elle peut être très aléatoire et dépend de la nature de l’entreprise. Quoi qu’il en soit, un débutant qualifié commencera très certainement par un salaire légèrement supérieur au SMIC. Le salaire peut ensuite évoluer très rapidement en fonction des qualités et des objectifs que se sera fixé l’ouvrier.
A.P. |

Pour Régis Poly, coutelier mais également orfèvre et affûteur, il faut « être passionné et ne pas craindre les longues journées de travail » / A.P. |
Une hausse
des qualifications et une polyvalence des travailleurs
La métallurgie est un vaste domaine regroupant une diversité de secteurs d’activités et de métiers
La région lyonnaise compte aujourd’hui environ 240 000 salariés dans la métallurgie et détient des spécialités en mécanique avec la fabrication de machines, la chaudronnerie – tuyauterie,
la climatisation, le froid et le travail des métaux. L’évolution actuelle des technologies et des procédés entraîne l’apparition de nouveaux enjeux pour les métiers de la métallurgie qui se traduit surtout par de nouvelles missions dont une externalisation des activités - notamment de la logistique - et le développement des services. Le secteur de la métallurgie voit donc plusieurs ajustements s’opérer : une hausse
des qualifications et de la polyvalence des travailleurs, d’où une hausse significative du nombre d’ouvrier qualifiés, de techniciens et
de cadres. Ces évolutions ont également un impact sur les formations des travailleurs, et
les entreprises ont désormais tendance à recruter à des niveaux IV et III (Bac Pro et BTS) et privilégient les Centres de formation
par apprentissage.
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