|
Quel est votre parcours ?
« Après un Bac S, je me suis orienté vers une formation « courte » : un DUT chimie des matériaux à Lyon. Puis j’ai eu envie de continuer mes études. J’ai été retenu à l’ITECH, une école d’ingénieur axée sur les matériaux, en trois ans. J’ai choisi l’option textile. Avant la fin de ma formation, plusieurs entreprises m’avaient déjà contacté ! »
Votre profil vous offre-t-il de bonnes perspectives d’évolution ?
« Avec ma formation, on peut prétendre à une multitude de postes. Mais je pense qu’il vaut mieux démarrer en bas pour évoluer ensuite sereinement.
J’ai déjà fait trois entreprises. Au sein des deux premières, j’étais chargé de développer des tissus techniques. La société Gibaud, qui fabrique des orthèses, m’a ensuite confié un poste avec davantage de responsabilités. Mon salaire a naturellement augmenté ».
Pouvez-vous préciser ?
« Je suis passé de 1 600 à
2 700 euros mensuels environ, hors primes. Actuellement, je suis chargé de la recherche et du
développement des matériaux innovants. J’ai également une casquette de chef de projet et de manager. Je dirige une petite équipe de deux personnes. J’ai
une fonction de communication extra-entreprise et je gère la veille technologique. C’est un métier riche et multiforme. Avec l’évolution des textiles, on apprend constamment… »
Quelles sont les qualités pour exercer ce métier?
« Ingéniosité, créativité et…
une grande rigueur ! Il faut avoir de l’obstination et du courage, savoir se remettre en question. Pour bien manager, on doit posséder une certaine forme de charisme, d’honnêteté, mais aussi de sang-froid. C’est un métier où la part de stress est importante : on pilote de gros projets, donc de gros budgets… »
Propos recueillis par Cécile Millet |

/D.R. |
L’industrie textile en France
en 2005
Entreprises (+ 20 personnes) = 1 010
Emplois = 91 040
Chiffre d’affaires =
13 800 millions d’euros
Exportations =
8 160 millions d’euros
Importations =
12 210 millions d’euros
Investissements =
300 millions d’euros
|