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Rien de tel qu’un voyage loin de chez soi pour découvrir un autre monde et mettre en pratique ses connaissances acquises dans un cadre scolaire. C’est ce qu’ont vécu deux douzaines d’apprentis en bâtiment du CFA de Dardilly, du Centre de la métallurgie lyonnais AFPN et de l’Ecole Boisard, spécialisée en techniques du bâtiment et en mécanique… au Mali.
Concrètement, après la séquence officielle à Bamako, à Tombouctou, puis à Diré, les jeunes apprentis ont travaillé sur deux chantiers distincts, sur deux univers de leur quotidien. D’un côté, ils ont installé des climatiseurs, posé du carrelage au sol et rénové tables et chaises. De l’autre, l’équipe a installé des panneaux lumineux solaires à l’Institut des maîtres, l’équivalent de nos IUFM. Et effectué un tas de travaux dans le domaine de la peinture et
de la plomberie.
L’air de rien, tous, « chacun à leur manière et selon leur spécialité, sont intervenus non seulement à l’étranger dans des conditions très éloignées de nos réalités, mais en plus, ils ont vraiment dû travailler en équipe », note Benali Chikaoui, adjoint de direction au CFA de Dardilly.
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Certes, les jeunes ont l’habitude d’être sur des chantiers puisqu’ils sont en alternance. Mais ici, rien ne fonctionne comme en France et il faut sans cesse faire preuve
d’imagination, de perspicacité, explique le professeur. « Le premier jour, ils étaient à la recherche du matériel, alors qu’en temps normal, ils disposent de tout ce qu’il faut à portée de main », souligne Benali Chikaoui, pour qui cette immersion est salutaire pour les élèves.
Or, cette débrouille,
ce système D, s’il n’est pas
à proprement parler ce que recherchent les employeurs, constitue néanmoins un trait qui les intéresse beaucoup. « Parce que c’est justement cette capacité à s’organiser, à trouver une méthode pour trouver une solution à un problème qui manque le plus aux apprentis », insiste Benali Chikaoui. Là, fini le travail
pré-mâché, il faut relever les manches soi-même !
Daniel Pajonk |