Profession transitaire : fenêtre ouverte sur le monde  
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A 33 ans, Rachel Sallet est responsable de l’agence JAS, transitaire à St-Exupéry. Où l’on ne connaît pas la routine…

Elle craignait la routine, maîtrisait l’anglais et était attirée par l’international. Après son DUT
de techniques de commercialisation, Rachel Sallet s’est décidée pour une spécialisation dans les métiers du transport à l’Isteli (AFT-IFTIM, Lyon). Sur l’année scolaire 1993-1994, elle va alors préparer une qualification d’organisatrice de transport multimodal et international. Son titre à peine délivré, elle s’envole pour l’Angleterre où elle va travailler comme chargée d’opérations dans une entreprise de transport maritime. Organisation de l’enlèvement de la marchandise, établissement de la documentation, organisation du dédouanement, de la livraison à l’importation, … Plus aucune étape n’a de secret pour elle au terme de 18 mois. Rachel rentre en France et est embauchée chez un transitaire (organisation du transport de marchandises par air et mer) à une fonction commerciale. « J’étais chargée de vendre aux importateurs et exportateurs nos prestations d’organisation du transport de leurs marchandises. » Quelques années plus tard, la voilà chez JAS, un autre transitaire basé au cargoport de Saint-Exupéry. Elle y sera, pendant 4 ans, responsable des opérations puis prendra la succession du chef d’agence à son départ en retraite. A la tête d’une petite équipe de huit personnes, elle met aujourd’hui à l’épreuve son sens de la réactivité. « Dans le métier de transitaire, on ne maîtrise rien des aléas du transport.


Un téléphone et un ordinateur pour être relié au monde entier /N.B

Les imprévus sont notre quotidien et il faut savoir réagir vite face aux imprévus. Un lot qui n’a pas été embarqué dans l’avion prévu, qui est abîmé, un bateau qui n’arrive pas à la date fixée… il faut improviser, informer le client. On ne connaît pas la routine et on ne pas compte ses heures non plus. » A cela s’ajoute une capacité à manager une équipe… si possible dans la bonne humeur pour accueillir du mieux possible les impondérables ! Au terme de 10 ans d’expérience, elle gagne, à 33 ans, 3 300 € brut sur 13 mois et se dit bien là où elle est. « Les concentrations d’entreprises dans le transport font qu’on ne sait pas où l’on sera demain. Mais ce qu’il y a de sûr, c’est qu’on aura toujours besoin de métiers comme les nôtres »


Nathalie Brichler

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