Prévoir l’avenir en se basant sur des études
mathématiques qui analysent les chiffres du passé :
c’est, en très résumé, le principe de l’actuariat.
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Qui veut épouser le métier
d’actuaire doit être fort en maths. Les probabilités et les statistiques sont les deux plats principaux du menu des actuaires.
Les actuaires ? Une compagnie d’assurance qui met au point ses primes pour un nouveau risque : calculé par les actuaires. Une banque qui lance des placements pour partie en fiduciaire, en obligations et en actions : les actuaires encore. Ces gens pendus à leurs téléphones dans les salles de marché : encore des actuaires !
Ce métier relativement inconnu est en réalité présent partout où les parts de risques sont importantes.
Si un constructeur de réfrigérateurs gagne sa vie une fois ses articles vendus, un assureur fait payer son service avant que ne se produise l’éventuel sinistre. « Notre métier est de gérer mathématiquement les aléas, en sachant, dans le cas de l’assureur, qu’il doit rester debout, qu’il ne doit pas fermer boutique en fin de saison, souligne non sans humour Anne Marion, la dirigeante du cabinet conseil lyonnais Actuarielles. Nous sommes le maillon d’ingénierie qui intervient depuis la conception des produits jusqu’à leur suivi : nous calculons l’avenir ».
Maths mais pas que…
« Une solide formation en droit est impérative pour tenir compte du climat réglementaire de nos clients », nuance Anne Marion aujourd’hui spécialisée dans la protection sociale : mise en place de régimes collectifs d’entreprise, assistance dans la négociation au sein des commissions prévoyance, nouvelles normes comptables visant à provisionner les risques.
Comptabilité, gestion, droit… Pour compléter le tableau, l’actuaire doit être en mesure de développer des capacités relationnelles tous azimuts : pour collaborer avec des commerciaux, pour mettre au point avec les informaticiens, pour parler le même langage marketing que ses clients.
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Anne Marion dirige le cabinet conseil lyonnais Actuarielles / D.P |
Aux côtés des actuaires qui travaillent à leur compte, il y a les « intégrés » en entreprises. De plus en plus, on les retrouve dans les services RH pour plancher sur les éléments de rémunération et sur les questions de retraite.
Daniel Pajonk
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