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« L’avantage avec un BTS communication et action publicitaire* est de toucher à tous les métiers de la pub ». Son diplôme obtenu en 1996, Séverine Riera, jeune femme battante, commence de facto chef de pub. « J’avais passé une annonce dans les magazines Stratégies et CB News. Tout de suite, on m’a appelée de Paris ; j’ai commencé le lundi suivant » !
Pour Gymnase Club, elle vend des espaces publicitaires : « Mon premier salaire n’était pas mirobolant :
j’ai accepté de travailler pour
3 700 francs. Mais une fois à Santé Magazine, on m’a vite fait confiance et j’ai eu une belle progression. Il faut arrêter de croire qu’on va rouler sur l’or au départ » ! rajoute-t-elle.
Un métier
de stratégie
La « demande médiatique ». Une expression clé qui émane du client.
Le media-planner doit alors trouver des solutions pour vendre sa marque, selon la cible et le budget alloué.
« Je donne au client des conseils en communication sur le choix du média et du hors-média et j’achète pour lui au plus bas prix », explique Séverine. En tant que chef de groupe, son métier allie à la fois technicité et inventivité. « Je mets en place une stratégie pour augmenter les ventes ou les parts de marché, donner une nouvelle image ou un autre positionnement à la marque, stimuler sa notoriété. Cependant, l’objectif est d’être vu ! » sourit-elle, réaliste.
Le media-planner intervient aussi en cas de communication de crise. Il faut être très réactif et monter un plan dans l’instant afin de rattraper un dérapage. Selon la professionnelle, les médias ne réagissent pas tous de la même façon. « La presse quotidienne régionale est très réactive, la radio assez. La télé et la presse spécialisée sont plus lentes, ce sont des grosses machines ».
Les nouveaux médias font évoluer le métier en permanence. « Les supports se multiplient comme la TNT, les SMS… et ce n’est pas prêt de s’arrêter ». L’écoute du marché de la pub n’est donc pas un luxe. Mais il faut être « passionné et y croire sinon, impossible de monter une bonne stratégie ».
Sabrina Robin
* Ce BTS s’intitule à présent
« Communication des entreprises
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Séverine Riera, média-planner depuis 10 ans. Son travail : vendre une marque selon la cible et le budget alloué / S. R. |
Une croissance molle
Situation : 10 000, c’est le nombre d’employés en France par les agences de communication, d’après l’Association des agences conseils en communication. Un quart d’entre eux travaille au sein d’agences-conseils en relations publiques (source : Les métiers de la communication, Christine Aubrée, édition 2006-2007, L’Etudiant).
Potentiel d’emploi : selon
le Syntec, la croissance molle ne permet pas d’augmenter les
salariés en agences-conseils.
En Rhône-Alpes, l’ASSEDIC Vallées du Rhône et de la Loire décomptait 221 intentions d’embauches en 2006, de cadres et d’assistants de communication.
Autres recrutements : les métiers liés à Internet, rédacteurs de journaux municipaux (selon le CNFPT, il y en aurait
5 000, le plus souvent contractuels).
Compétences recherchées : En agence : écouter et conseiller, élaborer et faire circuler l’information, manager une équipe.
Communication interne : culture d’entreprise, goût du relationnel, techniques de communication, capacité à convaincre, esprit pratique, qualités rédactionnelles, négociation.
Les filières de formation : BTS communication des entreprises, DUT information-communication (Lyon 3), IUP Métiers de l’information (Lyon 3), EFAP (4e), ISCOM (3e), Sup’ de Com (groupe IDRAC, Lyon 9e) ; Bac+3 : ISCPA ( Lyon 9e).
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