Un travail de séduction  
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Le barman joue un rôle central dans un univers voué à la détente. On va dans un lieu pour son cadre
mais aussi pour les rapports privilégiés avec ce personnage. Rencontre avec Laurent Lignan,
barman cocktailiste.

Laurent possède un parcours atypique. Avant d’être barman, il exerce 8 ans en tant qu’éducateur spécialisé. Pendant cette période,
il profite de ses congés pour travailler derrière un bar. Il travaille un an en Corse, à un rythme frénétique. Une expérience difficile, mais qui ne l’incite pas pour autant à quitter ce métier qu’il adore. « On a envie de faire plaisir au client, de lui donner envie de revenir ». Un peu comme un jeu, le barman est l’acteur sur scène et doit créer l’événement pour son public. Mais tout n’est pas toujours rose. Il évoque les rapports parfois houleux, ou dépourvus de confiance avec les employeurs. Le plus dur semblerait la recherche du bon lieu. Loïc conseille aux jeunes qui débutent de ne pas s’arrêter à leurs premières mésaventures. Et
reconnaît l’un des avantages de cet emploi : « Tu n’as pas l’impression d’aller au boulot ». Notre barman cocktailiste travaillera sur la Côte d’Azur, à Grenoble, Montélimar, en station… Avis aux oiseaux voyageurs : ce métier offre une incroyable mobilité. A 35 ans, Laurent Lignan est désormais responsable du bar du Sofitel Royal, place Bellecour. Il s’investit pour ce métier qu’il apprécie et souligne que le relâchement n’est pas compatible avec la profession. Côté positif, il évoque aussi des rencontres avec des pointures, notamment lorsqu’il travaillait en discothèque : Martin Solveig, David Guetta… Lorsqu’on lui demande si les formations sont un atout pour trouver un emploi, il répond que les employeurs privilégient les personnes sans diplôme, pour les payer moins… Mais ne les condamne pas, évoquant la lourdeur des charges.

Sophie Senty


« On fait ce métier parce qu’on a besoin de reconnaissance de ses clients mais aussi de son patron »/ S.Sy

L’hôtellerie/ restauration en Rhône-Alpes
En Rhône-Alpes, ce sont les métiers d’employés et agents de maîtrise de l’hôtellerie qui arrivent au sommet du podium des métiers les plus recherchés avec 15 570 intentions d’embauches. Mais il faut mettre un bémol à ce dynamisme : la plupart des postes sont saisonniers. La mobilité s’avère donc une condition à ne pas négliger et il faut souligner aussi les horaires peu conventionnels. Dans ce secteur, l’emploi, et particulièrement dans la région, est en bonne santé. Il offre une belle fourchette de métiers. Certains sont très connus (cuisinier, sommelier…) mais d’autres méritent qu’on les découvre : saucier, chef grilladin, argentier… A consulter, le site Internet de l’Union des métiers et industrie de l’hôtellerie : www.umih.fr

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